Daddy Cool : le test complet du DVD

2017. Réalisé par Maxime Govare
Avec Vincent Elbaz, Laurence Arné et Grégory Fitoussi

Édité par Universal Pictures France

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Le 28/03/2018
Critique

Daddy Cool

Adrien, 40 ans et totalement immature, se fait larguer par Maude, 35 ans, désireuse d’enfin fonder une famille. Pour tenter de reconquérir l’amour de sa vie, Adrien décide de monter dans le futur ex-appartement conjugal : une crèche à domicile… Le début, d’une improbable expérience éducative…

Il y a dix ans, le cinéma français, ou plutôt la comédie française se focalisait sur les personnages de jeunes trentenaires immatures, qui peinaient à entrer dans l’âge adulte. Les films se bousculaient alors dans les salles avec des titres aussi évocateurs que L’Âge d’homme… maintenant ou jamais !, Maintenant ou jamais, Tel père, telle fille, Notre univers impitoyable, Ma vie en l’air, Dépression et des potes, Situation amoureuse : C’est compliqué, La Stratégie de la poussette, J’me sens pas belle, sans compter les films avec Alexandra Lamy, Clovis Cornillac, Julien Boisselier et bien d’autres. Parmi ces films se trouvent un élément récurrent, le comédien Vincent Elbaz. Révélé en 1994 par Cédric Klapisch dans Le Péril jeune, l’acteur a alors 26 ans quand il enchaîne deux hits en 1997, Les Randonneurs de Philippe Harrel et La Verité si je mens ! de Thomas Gilou. Depuis, Vincent Elbaz a très peu côtoyé les sommets du box-office, mais n’a jamais chômé, apparaissant dans des oeuvres variées chez Michel Spinoza, Gabriel Aghion, Michel Deville, Michel Blanc, Rémi Bezançon, Ariel Zeitoun. S’il a évidemment pris de la bouteille comme tout le monde, l’acteur âgé de 47 ans parvient à conserver cette énergie juvénile qui le caractérise. Il était donc le choix idéal pour interpréter le rôle principal de Daddy Cool, nouvelle comédie de Maxime Govare après le remarqué Toute première fois, Grand Prix du Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, qu’il avait cosigné et coréalisé avec Noémie Saglio en 2015.

Pour Daddy Cool, les deux signent une fois de plus le scénario, mais Maxime Govare est cette fois seul derrière la caméra. Petite réussite très sympathique, Daddy Cool peut compter sur une écriture soignée, des répliques qui fusent et qui font mouche, des situations amusantes bien exploitées et de formidables acteurs branchés sur cent mille volts.

Daddy Cool

Contrairement à son rôle dans l’excellent Ma vie en l’air de Rémi Bezançon, Vincent Elbaz devient ici celui qui squatte l’appartement, le type qui n’a pas vu passer les années et qui se retrouve à l’âge de 40 ans confronté à sa femme, Maude, qui demande le divorce. Ensemble depuis dix ans, la jeune femme de 35 ans, dessinatrice à succès, arrive à un carrefour de sa vie et pense fonder une famille. Mais comme elle le dit, « on ne fait pas un enfant avec un enfant ». Alors que la passion s’émousse, Adrien rentre une nuit bien éméché. Il réveille Maude à 4h du matin dans une situation embarrassante. C’est la goutte d’eau (ou d’autre chose plutôt) qui fait déborder le vase et Maude décide de quitter Adrien. Seulement voilà, ce dernier perd son magasin de disques qui périclitait et se retrouve sans argent. Les mois passent. Alors que Maude refait sa vie avec Renaud (Grégory Fitoussi, très bien), Adrien vit toujours sous son toit en dormant sur le canapé. Sur le point d’être viré, il parvient à trouver la solution pour rester chez son ex-compagne et dans l’espoir de la reconquérir, en ressortant du placard un diplôme de puériculture qui date d’avant leur rencontre. Il lui annonce alors qu’il ouvre une crèche à domicile. Mais Adrien ne connaît rien aux enfants et pour ainsi dire ne connaît rien à la vie. Il n’est jamais trop tard.

Vincent Elbaz a peu à faire pour rendre attachant et touchant son personnage de loser et éternel adolescent irresponsable à la dégaine dégingandée et aux yeux de cocker triste. Face à lui, la géniale Laurence Arné (L’Amour c’est mieux à deux, Radin !) lui tient la dragée haute et démontre une fois de plus à quel point la comédie lui sied à ravir, sans jamais perdre son sex-appeal même en jurant comme un charretier. Daddy Cool est un divertissement très plaisant, drôle, au rythme soutenu, à la bande-son pêchue, qui se permet d’avoir recours à des gags gentiment trash et qui se clôt pourtant sur un plan-séquence très élégant.

Daddy Cool

Généralités - 3,5 / 5

Le test du DVD de Daddy Cool, disponible chez Universal Pictures France, a été réalisé à partir d’un check-disc. Le menu principal est animé sur l’entêtant Big Brown Eyes de Benny Sings.

Bonus - 2,5 / 5

L’interactivité se compose tout d’abord d’un bêtisier amusant de 13 minutes, dans lequel quelques fous rires se révèlent particulièrement contagieux.

S’ensuivent 13 minutes de scènes coupées et une fin alternative. Nous retiendrons notamment la séquence où Adrien essaye de dissuader un couple de jeunes femmes d’acheter l’appartement, après une visite organisée par Maude. Mention spéciale à la scène où Adrien donne des surnoms aux enfants dont il a la garde, Marine (« parce-qu’elle n’aime pas son père ») et Justin Bieber (« parce-qu’il fait que de la mer** »).

Cette section se clôt sur une galerie de dessins réalisés par l’illustratrice Audrey Bussi, dont on peut apprécier le travail tout le long du film, et sur un module durant lequel le réalisateur prépare son plan-séquence final (2’).

Daddy Cool

Image - 3,5 / 5

Pas de Blu-ray pour Daddy Cool. Cette édition SD ne manque pas d’éclat avec une définition plus que convenable mais nous attendions une colorimétrie et des contrastes plus affirmés. Les quelques séquences en extérieur sont les mieux loties avec un relief indéniable et une luminosité pimpante. Si ce transfert est parfois un peu trop doux et sobre, les noirs sont solides et les détails délicats.

Daddy Cool

Son - 4,0 / 5

La piste Dolby Digital 5.1 offre une belle spatialisation ponctuelle de l’excellente bande-son (caisson de basses compris), notamment les tubes Daddy Cool de Boney M., Big Brown Eyes de Benny Sings et le Are You Gonna Be My Girl de Jet qui restent en tête bien après la projection. Outre la spatialisation musicale, certaines ambiances naturelles parviennent à percer sur les quelques séquences en extérieur mais finalement, l’ensemble demeure axé sur les frontales, dynamiques et fluides, tandis que la centrale exsude les dialogues avec efficacité. Egalement disponible, la Stéréo se montre très dynamique et, s’agissant d’une comédie, largement suffisante et claire. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant, ainsi qu’une piste Audiodescription.

Daddy Cool

Crédits images : © Jean-Claude Lother

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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