Ghost in the Shell 2.0 : le test complet du Blu-ray

Kôkaku kidôtai 2.0

Édition Collector

2008. Réalisé par Mamoru Oshii

Édité par Pathé

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Critique

Ghost in the Shell fait partie avec Akira de ces clés de voute de l’animation japonaise et même mondiale.

Peu de films d’animation peuvent se targuer d’une telle qualité visuelle et narrative. Partant, comme Akira, d’un manga, le film nous plonge littéralement dans l’univers du major Kusanagi, une superbe flic cyborg, qui se pose de sérieuses questions métaphysiques sur son existence propre.

Plans lyriques, scènes d’action choc, dialogues technico-psychologiques, mise en scène soignée au même titre qu’un film « live », le chef d’oeuvre de Mamoru Oshii traverse le temps sans prendre une ride et inspire aujourd’hui encore le respect.

Ce qui nous amène à la question de cette version 2.0, qui voit des plans entier d’une superbe animation traditionelle être remplacés par des images de synthèses finalement assez banales qui sortent complètement le spectateur de son voyage visuel. Pourquoi avoir charcuté ainsi une oeuvre complète et cohérente ? Le syndrome George Lucas a encore frappé et ce n’est toujours pas au service des cinéphiles et fans de l’oeuvre en question.

Généralités - 3,0 / 5

Belle tentative d’édition Blu-ray française de ce film culte, mais il manque un élément de taille : la version d’origine en HD (elle n’est disponible ici qu’en SD sur la galette DVD jointe) pourtant disponible sur d’autres éditions mondiales. La version 2.0 présentée en HD n’est d’ailleurs pas en 1080p…

Présentation réussie, présence de la VF en HD 6.1, reprise de bonus d’origine, le reste de l’édition est plutôt soigné.

Bonus - 3,5 / 5

Reprise sur le Blu-ray des mêmes bonus déjà ressassés sur les éditions DVD précédentes. Deux making of très détaillés sur l’énorme travail qu’à constitué ce film, une « interview » de 30 secondes (!) à part, du réalisateur et les différentes bandes-annonces.

On aurait franchement aimé en savoir plus sur la remastérisation du film et sur le choix (discutable) du réalisateur de remplacer des plans entiers du film par des images de synthèse.

Image - 4,0 / 5

Quel plaisir de revoir ces images cultes en haute définition… ou presque. Le master est impeccable, lumières et couleurs resplendissent, grande précision des traits. Les plans retravaillés en images de synthèse sont même trop propres par rapport au reste. Mais il faut se contenter d’une définition entrelacée 1080i alors que le master 1080p existe sur d’autres éditions mondiales.

Son - 5,0 / 5

VF et VOST profitent du nouveau mixage 6.1 en haute définition. La différence de ton entre les deux versions est remarquable lors des passages musicaux, la VO est plus « haute ». La VF paraît du coup un peu étouffée par moment et manque de la finesse dont la VOST profite pleinement.

L’ensemble est riche d’effets sonores, de voix intérieures et surtout de la musique envoutante du film.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT700
  • Sony PlayStation 3
  • Ampli Denon AVR 2807
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1)
  • Diagonale image 302 cm

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