Jane Eyre

Jane Eyre : le test complet du DVD

2006. Réalisé par Susanna White
Avec Ruth Wilson, Toby Stephens et Lorraine Ashbourne

Édité par Koba Films

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Le 14/02/2013
Critique

Jane Eyre, orpheline, est confiée à la garde d’un oncle. À la mort de celui-ci, elle est placée dans un orphelinat, puis devient la gouvernante de la jeune Adèle, pupille d’Edward Rochester, un châtelain cynique revenu en Angleterre après un long séjour à l’étranger. Jane croit avoir perçu une présence dans une aile du château qu’on lui assure pourtant être inhabitée…

Jane Eyre est l’un des quatre romans écrits par Charlotte Brontë dans sa courte vie. Le plus célèbre, de loin, adapté une bonne quarantaine de fois pour le grand et le petit écran si l’on compte les deux versions d’un prequel écrit par Jean Rhys, Wide Sargasso Sea. Comme son aînée, Jane Austen, Charlotte Brontë met l’accent sur la recherche par la femme d’un meilleur statut social, d’une plus grande indépendance.

Malgré une fin heureuse, Jane Eyre est un drame romantique au moins aussi sombre que Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) d’Emily Brontë, soeur de Charlotte, dont la dernière adaptation a été critiquée en mai 2012.

Cette version de Jane Eyre est, pour moi, la meilleure adaptation jamais faite pour l’écran, juste avant celle de Julian Amyes en 1983 et celle de Robert Young en 1997 (je n’ai pas encore vu celle que vient de réaliser Cary Fukunaga, manifestement appréciée par Sabrina Piazzi). Le choix du format minisérie est pertinent pour adapter un livre de 600 pages, les quatre heures donnant le temps d’exposer tout en délicatesse la lente progression du désir amoureux entre deux êtres que le destin semblait devoir séparer à jamais.

Connue pour d’autres réussites, la réalisatrice Susanna White (Generation Kill, Parade’s End et Bleak House, une remarquable adaptation d’un roman de Charles Dickens que Koba Films ne manquera certainement pas de distribuer en France), a su filmer avec une grande délicatesse les deux personnages principaux dans le cadre des paysages spectaculaires du Derbyshire (là où la romancière avait situé le drame) et des décors d’un imposant manoir de style Tudor.

Dans le rôle d’Edward Rochester, Toby Stephens confirme son talent, révélé depuis longtemps par sa contribution essentielle à d’autres excellentes miniséries de la BBC, The Camomile Lawn, Cambridge Spies (salué aux Rencontres Internationales de la Télévision de Reims en 2004) et Vexed, malheureusement pas encore distribuées sur disques en France. Et personne ne pourra oublier Ruth Wilson, dont c’est la toute première apparition devant la caméra, dans son interprétation si naturelle de Jane Eyre. C’est par une subtile alchimie que les deux acteurs, dans un récit d’une grande pudeur, parviennent à diffuser la sensualité des personnages. On retrouve aussi dans les rôles secondaires Tara Fitzgerald et Christina Cole.

Une brillante adaptation qui aura mis sept ans à parcourir le trajet de 2h15 qui sépare Londres de Paris !

Technique - 7 / 10

Les quatre épisodes de 52 minutes sont sur deux DVD logés dans un boîtier keep case avec un visuel différent de l’édition originale. Menus animés. Version originale et doublage en français ; sous-titres français optionnels.

Seul supplément rescapé de l’édition originale par 2 Entertain, un entretien (15’25”, VO, sous-titres imposés) avec la réalisatrice et les acteurs principaux. On comprend mal pourquoi le reste est passé à la trappe : les scènes coupées, la galerie de photos et, surtout, le commentaire audio des épisodes 1 et 4 !

Quant à l’image, la beauté de la photographie de Mike Eley (primé pour La Mort suspendue) et le tournage en super 16 font facilement pardonner le fourmillement occasionnel sur quelques plans larges, notamment de la séquence introductive dans le désert, et les noirs un peu bouchés de quelques scènes tournées dans l’obscurité.

Pour le son, le format DD 2.0 de la version originale et du doublage français (peu naturel, notamment pour les voix d’enfants) assure une honnête restitution des dialogues, de l’ambiance et de l’accompagnement musical.

Crédits images : © Koba Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
7 / 10
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Philippe Gautreau
Le 15 février 2013
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