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L'avis de la rédaction
7,50 / 10
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Copycat : le test complet du Blu-ray

USA - 1995

Réalisé par Jon Amiel

Avec Sigourney Weaver, Holly Hunter, Dermot Mulroney, William McNamara, Harry Connick Jr.

Critique par Sabrina Piazzi. Publiée le 20 octobre 2011

Critique

Une vague de meurtres odieux frappe la ville de San Francisco. Helen Hudson, psychiatre criminologue de renom vivant en reclus depuis son agression par un psychopathe, ne tarde pas à comprendre qu’ils sont l’oeuvre d’un copycat, un assassin qui reproduit minutieusement des crimes perpétrés par des serial killers célèbres. Avec l’inspecteur Monahan, elle va tenter de mettre un terme à ces assassinats, jusqu’au jour où elle découvre que le tueur lui en veut personnellement.

Quinze ans après sa sortie, Copycat tient miraculeusement la route grâce à la réalisation soignée et inspirée du réalisateur Jon Amiel, connu également dans nos contrées pour avoir dirigé le couple Sean Connery / Catherine Zeta-Jones dans Haute voltige, gros succès de l’année 1999.

Dans Copycat, le réalisateur s’inspire du Vertigo d’Alfred Hitchcock mais fait rapidement fi de toutes ces pesantes références pour livrer un thriller singulier diaboliquement mis en scène en ayant recours à de nombreux plans-séquences élégants et stylisés.

Ces partis-pris esthétiques échappent donc à l’estampillage nineties qui a pu nuire à de nombreux films du même genre et participent grandement à l’épanouissement du film depuis sa sortie.

Copycat doit énormément au jeu de Sigourney Weaver, toujours parfaite, apportant à son rôle de psychiatre criminologue atteinte d’agoraphobie une fragilité et une force qui lui sont si particulières. Aussi intense dans les séquences dramatiques que physiques, l’éternelle Ellen Ripley donne ici la réplique à une partenaire tout aussi géniale, Holly Hunter, fraîchement auréolée de l’Oscar de la meilleure actrice, d’un Golden Globe et du Prix d’interprétation féminine à Cannes pour La Leçon de piano. La rencontre fait des étincelles, l’une et l’autre prennent visiblement plaisir à se donner la réplique, tandis que le jeune Dermot Mulroney, tout aussi impeccable, attise la jalousie entre les deux femmes visiblement sous son charme. N’oublions pas non plus Harry Connick, Jr. méconnaissable dans le rôle d’un psychopathe.

À mi-chemin entre L’Inspecteur Harry et Zodiac, Copycat, qui a également la ville de San Francisco comme toile de fond, peut se targuer d’être l’un des meilleurs thrillers des années 90 après Le Silence des agneaux et Seven, ce qui n’est pas un mince compliment.

1,5 / 5 Généralités

Un menu fixe et muet reprenant le visuel de la jaquette propose le minimum syndical à savoir le choix des langues et des sous-titres, les chapitres, ou de visionner Copycat avec les commentaires du réalisateur Jon Amiel.

1,5 / 5 Suppléments

En dépit de quelques silences chroniques, le réalisateur Jon Amiel commente son film avec efficacité. Notre interlocuteur passe en revue le casting du film, le thème du tueur en série, tout en analysant chaque mouvement de caméra, notamment l’usage du plan-séquence et les angles de prise de vue. Warner oblige, le commentaire ne dispose pas de sous-titres et ne sera réservé qu’aux cinéphiles les plus anglophiles.

4,0 / 5 Image

Mine de rien, Copycat a déjà plus de 15 ans et un petit lifting numérique n’était pas de trop. D’emblée, ce master Blu-ray apparaît clair, propre, débarrassé de toutes scories, et le piqué est plutôt agréable quand bien même la photo apparaît sensiblement ouatée. La colorimétrie retrouve une évidente vivacité, cela est d’autant plus notable sur la robe rouge éclatante de Sigourney Weaver, tandis que les contrastes apparaissent fermes et solides. Evidemment, la définition ne rivalise pas avec celle d’un film plus contemporain, mais les détails ne manquent pas sur le cadre large, la profondeur de champ est notable et les partis-pris esthétiques élégants du chef opérateur culte László Kovács (Easy Rider, SOS fantômes) sont excellemment restitués.

4,0 / 5 Son

Seule la version originale dispose d’une piste DTS-HD Master Audio 5.1 qui il faut bien l’avouer demeure limitée en terme d’effets latéraux. La belle et efficace musique de Christopher Young reste trop axée sur les enceintes avant et le caisson distille ses basses avec une trop rare parcimonie. En revanche, les frontales sont percutantes et certaines ambiances inattendues en feront sursauter plus d’un. Certes, la version française au doublage soigné ne dispose que d’une Dolby Digital 5.1, mais cette alternative acoustique tient souvent la dragée haute à son homologue anglaise, même si l’ensemble est moins harmonieux et trop concentré sur les dialogues.

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Configuration de test :

  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Copycat - Blu-ray

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