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Sabrina : le test complet du Blu-ray

USA - 1954

Réalisé par Billy Wilder

Avec Humphrey Bogart, William Holden, Audrey Hepburn, Walter Hampden, John Williams, Martha Hyer

Critique par Sabrina Piazzi. Publiée le 30 mai 2012

Critique

Dans leur fastueuse résidence de la banlieue new-yorkaise, les Larrabee, richissimes industriels, emploient une importante domesticité à laquelle ils n’accordent, hors des questions de service, la moindre attention. Or, la délicieuse fille du chauffeur, Sabrina, est éperdument amoureuse de David, l’enfant terrible et volage de la famille, qui ne la remarque même pas. Pour, tout à la fois la guérir de son amour impossible et lui donner un métier, son père envoie Sabrina étudier la cuisine à Paris…

Alors qu’elle vient d’exploser dans Vacances romaines, qui lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice, Audrey Hepburn croule sous les propositions. Les studios Paramount souhaitent profiter de l’immense et soudaine popularité de sa nouvelle star et décident de lui confier le premier rôle dans l’adaptation sur grand écran de la pièce Sabrina Fair de Samuel Taylor. Après Stalag 17, le réalisateur Billy Wilder renoue avec la comédie et retrouve également William Holden qui vient de remporter grâce à ce film l’Oscar du meilleur acteur. Cary Grant est engagé pour donner la réplique à Audrey Hepburn et William Holden mais se désiste une semaine avant la date de tournage prévue. C’est alors que Billy Wilder enrôle Humphrey Bogart, désireux de casser son image de gangster dur à cuire.

Passons rapidement sur le tournage marqué par la mauvaise humeur de Bogart, souvent en conflit avec Holden, les prises de vue commencées alors que le script n’était pas terminé, Audrey Hepburn qui retarde occasionnellement le tournage pour permettre à Billy Wilder de finir d’écrire certaines séquences. Triomphe international, 6 nominations aux Oscars et près de 2,5 millions d’entrées en France, Sabrina demeure l’un des films qui ont élevé Audrey Hepburn au rang d’icône du cinéma et de la mode.

Rétrospectivement, cette histoire de Cendrillon n’est pourtant pas le meilleur film de Billy Wilder ni d’Audrey Hepburn. On préférera sa collaboration avec le cinéaste William Wyler (Vacances romaines, La Rumeur, Comment voler un million de dollars), mais malgré tout, Sabrina demeure l’un des rôles les plus populaires de la star de My Fair Lady. En dépit de quelques baisses de rythme flagrantes dans la deuxième partie, la mécanique Wilder est à son apogée, le montage est un modèle du genre, l’amour du réalisateur pour les seconds rôles est flagrant dans Sabrina et contribue à la réussite du film, malgré une intrigue pourtant mince. Les dialogues souvent abondants passent comme une lettre à la poste grâce à l’énergie déployée par les comédiens. Le charme mutin et irrésistible d’Audrey Hepburn enflamme la pellicule, Bogart cabotine mais le fait bien, Holden n’a jamais été aussi léger devant la caméra. Le must de Sabrina demeure néanmoins le portrait corrosif de la lutte des classes, la critique de la haute-bourgeoisie américaine que Billy Wilder aimait égratigner tout particulièrement. A ce titre, Sabrina s’intègre parfaitement dans la filmographie du cinéaste.

Critique Technique

L’éditeur a semble t-il voulu expédier les choses et livre une jaquette médiocre, glissée dans un boitier Blu-ray classique.

Le menu principal est désespérément fixe et muet et le petit documentaire de 10 minutes ainsi que la galerie photo qui étaient présents sur l’édition DVD ont ici complètement disparu. Vous n’aurez donc le choix qu’entre le chapitrage, la langue à sélectionner ou à démarrer le film immédiatement.

Heureusement, le transfert HD répond à toutes les exigences même si tout n’est pas parfait. Le N&B affiche une nouvelle jeunesse, les blancs sont lumineux et les noirs rutilants, le piqué n’a jamais été aussi affiné mais quelques séquences liées à la photo vaporeuse du chef opérateur Charles Lang (Certains l’aiment chaud, Les 7 mercenaires), apparaissent beaucoup plus douces et lisses. La définition n’est donc pas optimale, le grain tend à s’accentuer sur les scènes sombres, les gros plans manquent parfois de détails, cependant la profondeur du plein cadre est inédite, la propreté est formidable. Notons enfin la belle gestion des fondus enchainés et des arrière-plans, ainsi que l’excellent rendu des matières. Bref, un lifting numérique qui sied à merveille à Audrey Hepburn.

Là où où l’édition HD de Diamants sur canapé proposait un remixage DTS-HD Master Audio 5.1 tout en gardant la version mono d’origine, il ne faut se contenter ici que d’une piste anglaise mono Dolby TrueHD de bonne facture certes, mais où les dialogues s’accompagnent d’un sensible bruit de fond. Si les voix sont quelque peu grinçantes, l’ensemble demeure plus fluide que la piste française mono nettement plus aigue, à la limite de la saturation, bien que la propreté soit cette fois encore indéniable.

Notre note : 6 / 10

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Configuration de test :

  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
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