L'Ile du Dr. Moreau : le test complet du Blu-ray
The Island of Dr. Moreau
USA - 1996
Réalisé par John Frankenheimer
Avec David Thewlis, Marlon Brando, Val Kilmer, Fairuza Balk, Temuera Morrison, Peter Elliott, Mark Dacascos, Ron Perlman
Critique par Sabrina Piazzi. Publiée le 17 août 2012
Critique
Edward Douglas, envoyé par l’ONU pour négocier un traité de paix en Asie, est victime d’un accident d’avion. Il est sauvé par Montgomery, jeune savant qui accompagne sur un bateau une mystérieuse cargaison d’animaux vers une île perdue dans l’océan. Arrivé à bon port, le jeune homme rencontre le docteur Moreau, brillant généticien, propriétaire de l’île et sa fille, Aissa.
Après une merveilleuse adaptation en 1933 avec Charles Laughton dans le rôle titre, puis une nouvelle transposition du roman d’H.G. Wells en 1977 avec Burt Lancaster, le cinéaste John Frankenheimer (Un crime dans la tête, French Connection 2) commet l’un des pires films de sa filmographie avec L’île du docteur Moreau réalisé en 1996, qui a eu le don de disparaître des salles de cinéma avant même que la colle des affiches soit sèche.
Malgré la présence au générique de Marlon Brando dans le rôle du docteur Moreau, de David Thewlis (qui a ouvertement conspué le film avant même sa sortie) et de Val Kilmer (en roue libre), l’histoire part en vrille dès l’apparition des créatures de l’île, malgré une exposition assez réussie. C’est donc après le premier quart d’heure que ça se gâte avec les maquillages grotesques de Stan Winston, un scénario qui se dégonfle progressivement jusqu’à ennuyer profondément au bout de trente minutes. Autant dire que la suite est un véritable calvaire, d’autant plus que Marlon Brando n’apparait en tout et pour tout que 30 minutes montre en main et que le metteur en scène semble avoir pris la poudre d’escampette en laissant ses comédiens se débrouiller face à une caméra qui ne bouge jamais. Restent les magnifiques paysages que l’on regarde, les yeux révulsés, la bave aux lèvres.
Critique Technique
Le test a été réalisé sur check-disc. Le menu principal renvoie aux prémices du support DVD, avec un menu principal fixe et muet d’un autre temps.
Outre des liens internet, deux bandes-annonces, nous ne trouvons qu’un making of d’époque de 6 minutes. Composé d’images du tournage illustrées par les propos des comédiens Val Kilmer (qui paraît relaaaax) et David Thewlis, ce petit documentaire brasse en quelques minutes les aspects du film sans rien approfondir.
Metropolitan donne un sérieux coup de jeune à ce film oublié des années 90. La colorimétrie retrouve un nouvel éclat, le piqué est renforcé et la propreté est irréprochable. Si les visages paraissent parfois trop rosés, les séquences diurnes sont quasi-irréprochables, les contrastes concis, bien que la définition tend à chanceler quelque peu sur les scènes sombres où les noirs paraissent bouchés et tirant vers le bleu. Malgré cela, les ambiances nocturnes sont plaisantes.
Comme pour l’image, l’atmosphère acoustique a été revu à la hausse grâce à un encodage DTS-HD Master Audio 5.1 pour les versions originale et française. Dès le générique d’ouverture, la piste anglaise emporte le morceau grâce à une spatialisation concrète et dynamique de la musique de Gary Chang. De nombreux effets latéraux, notamment des ambiances naturelles sur l’île éponyme parviennent à nous réveiller quand les paupières deviennent lourdes (c’est-à-dire très souvent), certaines basses étonnent et la délivrance des dialogues est fluide et sans encombre. Le report des voix sur la version française est plus léger mais l’ensemble n’a rien à envier à son homologue.
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Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
- Sony BDP-5350
- Ampli Pioneer VSX-520
- Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
- TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
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