You Don't Know Jack : le test complet du DVD

2010. Réalisé par Barry Levinson
Avec Al Pacino, John Goodman et Susan Sarandon

Édité par HBO

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Le 27/10/2011
Critique

En 1990, à la stupéfaction générale, le docteur Jack Kevorkian (1928-2011) s’est attaqué à bras-le-corps au débat sur l’euthanasie en procédant au premier suicide assisté. Cette année-là, il aide publiquement une patiente atteinte de la maladie d’Alzheimer à se suicider face caméra. L’État du Michigan engage alors des poursuites abandonnées peu après faute de qualification pénale appropriée. Sa licence lui est cependant retirée l’année suivante après avoir assisté 130 personnes dans leurs décisions de mourir avec honneur, et il n’a dès lors plus le droit d’exercer la médecine. Cependant, en 1998 Kevorkian pratique une nouvelle euthanasie volontaire. Le docteur est alors accusé de meurtre au premier degré.

« You Don’t Know Jack » retrace l’histoire d’une obsession, celle d’un homme qui conteste les règles qui empêchent un homme ou une femme de disposer de sa propre mort. Après des participations anecdotiques dans des films largement oubliables, Al Pacino renaît devant nos yeux et ce dès sa première apparition. Transformé physiquement, le comédien récompensé par un Emmy, un Golden Globe et le Screen Actors Guild en 2010 pour sa performance, n’interprète pas, il est Jack Kevorkian. La légende disparaît derrière la démarche voutée, les traits creusés, les cheveux blancs en bataille. Le comédien bouffe littéralement l’écran pendant plus de deux heures avec une énergie galvanisante, un humour noir percutant et une attraction empathique incontestable.

Egalement incarné par de formidables seconds rôles dont Susan Sarandon, Danny Huston, John Goodman, et malgré la réalisation parfois académique de Barry Levinson, « You Don’t Know Jack » interpelle et passionne sur le sujet controversé de l’euthanasie tout en offrant à Al Pacino son plus grand rôle depuis Insomnia en 2002. Il était temps !

Généralités - 2,0 / 5

Un menu fixe et muet d’un autre âge nous accueille en nous proposant le minimum syndical à savoir le choix des langues, des sous-titres, des chapitres ou de visionner la featurette promotionnelle, unique supplément de cette édition.

Bonus - 1,5 / 5

Nous attendions quelque chose de plus substantiel qu’une banale featurette promotionnelle d’une dizaine de minutes supposée nous faire partager la vie du véritable Jack Kevorkian, de sa famille, de ses amis et de ses supporters. Ce module enchaîne en réalité les extraits du téléfilm avec les propos ennuyeux des comédiens, tous rivalisant de superlatifs du genre « amazing » ou « incredible » en évoquant le protagoniste principal, tandis que les véritables Jack Kevorkian (décédé depuis) et Neal Nicol (interprété par John Goodman) donnent leur avis peu inspiré sur le casting.

Image - 4,0 / 5

Mixant différentes sources de prises de vue, la photo de « You Don’t Know Jack » est admirablement restituée à travers cette édition DVD. Le chef opérateur Eigil Bryld (Bons baisers de Bruges) privilégie les gammes de couleurs froides et glaciales, parfois désaturées, des blancs lumineux voire surexposés ainsi que des teintes vertes, grises et bleues joliment nuancées. Le grain est habilement respecté, tout comme la richesse des contrastes, les noirs sont denses, le piqué vif et les séquences diurnes d’une clarté irréprochable. Si tout n’est pas non plus optimal, on note quelques pertes de la définition sur les scènes sombres ainsi que divers moirages, ce master SD de « You Don’t Know Jack » en met souvent plein les yeux.

Son - 4,0 / 5

« You Don’t Know Jack » est certes une production télévisée mais servie en DVD par un excellent mixage 5.1 en version originale comme en français. Les dialogues demeurent actifs sur la centrale dans les deux cas même si la piste anglaise est évidemment plus homogène, percutante, fluide et naturelle que son homologue française, plus aiguë et trop axée sur les voix. La spatialisation est souvent enivrante et profite à la belle musique de Marcelo Zarvos (L’Elite de Brooklyn, Raisons d’Etat). Quelques ambiances latérales parviennent facilement à tirer leur épingle du jeu tout comme le caisson de basses qui distille quelques effets inattendus et saisissants.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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