Submarine : le test complet du DVD

2010. Réalisé par Richard Ayoade
Avec Noah Taylor, Paddy Considine et Craig Roberts

Édité par France Télévisions Distribution

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Le 11/01/2012
Critique

À 15 ans, Oliver Tate a deux gros problèmes : il rêve de coucher avec sa petite amie et sa mère est en train de se laisser séduire par un gourou.

Pour empêcher le pire et réussir le meilleur, Oliver n’a que deux atouts : un vocabulaire incroyablement riche et une immense confiance en lui…

Adaptation du roman éponyme de Joe Dunthorne, Submarine est le premier long métrage réalisé par Richard Ayoade, spécialisé dans le stand-up et plus connu dans le milieu télévisuel avec des séries comiques dont il est également scénariste et interprète. Venu également du clip vidéo (Fluorescent Adolescent et Cornerstone des Arctic Monkeys), il signe avec Submarine une première oeuvre sensible, originale et attachante sur le mal-être adolescent.

Dès la première séquence, le réalisateur impose un univers singulier, tonique, en s’attachant à un jeune personnage un peu égoïste et méchant, froid, qui s’exprime de manière drôle et pompeuse, ce qui n’était pas aisé pour créer une empathie avec le spectateur. La nature encyclopédique du personnage d’Oliver, génialement interprété par la révélation du film Craig Roberts, et la découverte de son univers à travers ses monologues intérieurs séduisent d’emblée quand Oliver, qui a du temps à perdre, en vient à imaginer sa propre chronique nécrologique. Le ton est donné, la noirceur apparente dissimule une grande sensibilité qui ne cessera de se dévoiler dans ce véritable parcours initiatique. L’histoire est quant à elle placée dans une époque incertaine, car les thèmes abordés se veulent intemporels et donc universels.

Pour son premier film, Richard Ayoade signe un film romanesque, empreint d’une grande mélancolie cristalisée par la superbe composition du jeune Alex Turner. Si le metteur en scène n’échappe pas à certains tics de réalisations héritées du clip vidéo et que le rythme tend à s’essouffler dans la deuxième partie, Submarine se révèle une oeuvre charmante, simple, touchante, impeccablement interprétée (n’oublions pas Noah Taylor, Sally Hawkins, Paddy Considine dans le rôle des adultes aussi neurasthéniques qu’Oliver) et emballée.

Généralités - 3,0 / 5

France Télévisions Distribution reprend la même interface simple et efficace que l’on retrouve depuis quelque temps sur l’ensemble de ses DVD, à savoir un menu principal animé, lumineux, donnant également un aperçu de la superbe bande-originale composée par Alex Turner.

Bonus - 2,5 / 5

Outre la bande-annonce, l’éditeur nous offre un enchaînement d’une demi-heure d’interviews de toute l’équipe du film. Véritable Electronic Press Kit, les comédiens, les producteurs et le réalisateur sont alors en pleine promotion de Submarine et les propos tenus ici ne présentent qu’un intérêt relatif du style  » c’était génial de travailler avec lui « ,  » je ressemble à mon personnage « , le tout en présentant les personnages du film et en racontant tout ce qui s’y déroule. L’entretien avec le réalisateur Richard Ayoade se révèle quand même un cran au dessus des autres.

Image - 4,0 / 5

Submarine jouit d’un superbe et éclatant master, le piqué est vif et acéré, la colorimétrie riche et les contrastes denses. Le film de Richard Ayoade a été tourné au Pays de Galles en automne, en lumière naturelle, souvent à l’aube ou au crépuscule, et ce transfert restitue parfaitement l’atmosphère froide, pâle et voilée très particulière. Malgré de sensibles fourmillements, la définition demeure quasiment irréprochable y compris sur les mouvements rapides de la caméra, les noirs sont concis, la propreté est indéniable, les détails impressionnants sur les gros plans et les ambiances nocturnes sont admirables.

Son - 4,0 / 5

Tout d’abord, privilégiez évidemment la version originale, le doublage français étant particulièrement médiocre. La piste anglaise Dolby Digital 5.1 est dynamique et la splendide composition d’Alex Turner, leader du groupe Arctic Monkeys bénéficie d’une imposante spatialisation ainsi que du soutien solide du caisson de basses. Les dialogues demeurent d’une précision sans faille sur la centrale, les ambiances naturelles et des effets sonores saisissants s’imposent sans mal sur les latérales et les frontales s’avèrent percutantes tout du long.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis
Multimédia
Submarine
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