China Girl : le test complet du DVD

1987. Réalisé par Abel Ferrara
Avec James Russo, Richard Panebianco et Sari Chang

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 29/03/2012
Critique

Roméo et Juliette transposé à New York de nos jours, les héros : Tony, dix-sept ans, frère d’un chef de bande de Little Italy, et Tyan, dont le frère travaille pour le caïd de Chinatown. Pour conserver leur amour, Tony et Tyan vont tenter de réconcilier les deux familles au péril de leur vie.

A mi-chemin entre West Side Story de Jerome Robbins et Robert Wise et le Roméo + Juliette de Baz Luhrmann, China Girl, réalisé par le cinéaste sulfureux Abel Ferrara offre une relecture moderne du mythe de Roméo et Juliette de William Shakespeare en ancrant son histoire dans une société raciste, violente et extrémiste, représentative des années Reagan.

Certes la bande-son, les costumes, les coiffures ont pris un sacré coup de vieux, tout comme l’esthétique du film qui n’est pas sans rappeler toutes les séries américaines policières des années 80 (on pense à un épisode de Rick Hunter), mais l’oeuvre de Ferrara reste marquée par des séquences de violence fulgurante et l’excellence de l’interprétation (David Caruso, James Russo).

En transposant la célèbre pièce de théâtre dans le New York des années 80 où s’affrontent deux gangs, les italo-américains contre les sino-américains, Abel Ferrara ne révolutionne pas le genre et le film s’apparente la plupart du temps à un remake de West Side Story, les chansons en moins, quelques néons en plus, mais démontre si cela était nécessaire, que l’oeuvre de Shakespeare est éternelle.

Technique - 7 / 10

Le DVD est placé dans un boitier classique. Le visuel est soigné, tout comme le menu principal, animé, musical, simple et efficace.

Cette édition propose quelques notes de production, une galerie photos, quelques liens internet ainsi que l’un lot de bandes-annonces.

Oubliez l’ancien master édité par Opening en 2005 qui proposait un format d’image honteusement recadré au format plein cadre. Metropolitan rectifie évidemment le tir en livrant non seulement le film dans son format original, mais également une superbe copie faisant la part belle aux ambiances nocturnes. La photo du chef opérateur Bojan Bazelli (Kalifornia, Hairspray) privilégie les ambiances contrastées (ou ouatées) et la pénombre des ruelles, superbement restituées avec ce master SD. La colorimétrie est au top, le piqué impressionnant, la restauration impressionnante, le relief omniprésent et le grain cinéma respecté. La définition et l’encodage sont irréprochables.

L’éditeur ne s’embarrasse pas d’un remixage 5.1 inutile et pourtant la piste originale stéréo parvient à créer une véritable spatialisation. D’une richesse inattendue, cette version peut compter sur une balance frontale percutante, des dialogues vifs ainsi que des ambiances riches et variées. Si un souffle minime se fait entendre, il en va autrement pour la piste française, plutôt grinçante, marquée par quelques saturations, des dialogues criards et surtout un doublage catastrophique.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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