Le Secret de Peacock : le test complet du DVD

Peacock

2010. Réalisé par Michael Lander
Avec Cillian Murphy, Ellen Page et Susan Sarandon

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 10/08/2012
Critique

À Peacock, petite ville du Nebraska, un homme aux multiples personnalités joue à la fois le mari et la femme dans son couple. Cela se complique quand le reste de la ville veut en savoir plus. Une jeune mère semble alors pouvoir l’aider…

Premier long-métrage du réalisateur Michael Lander, Le Secret de Peacock n’a malheureusement pas bénéficié d’une sortie dans les salles françaises. Réalisé en 2010, ce drame psychologique aux couleurs rétro joliment concoctées par le directeur de la photographie Philippe Rousselot, vaut pourtant qu’on s’y attarde et ce notamment grâce à la solide interprétation des comédiens, Ellen Page, Susan Sarandon, Bill Pullman, mais avant tout Cillian Murphy, qui signe ici l’une de ses plus troublantes prestations. Atteint du trouble dissociatif de l’identité, ou plus vulgairement d’un trouble de la personnalité multiple, un homme joue à la fois le rôle du mari et de la femme dans un  » couple « . Victime d’un trauma durant son enfance, il/elle voit son quotidien mis à mal à la suite d’un accident. Lorgnant évidemment du côté de Psychose d’Alfred Hitchcock, Le Secret de Peacock a le mérite de ne pas se raccrocher à ces références. Le metteur en scène livre un film singulier et personnel, et malgré ses défauts liés souvent liés à une première oeuvre (rythme irrégulier, quelques tics de réalisation), Le Secret de Peacock demeure très attachant et bouleversant.

Généralités - 3,5 / 5

Un Direct-to-Video soigné dont la jaquette met certes en avant les trois têtes d’affiche, mais n’est en rien représentative du film. Le menu principal est animé et musical.

Bonus - 3,0 / 5

Malgré sa sortie directe dans les bacs, Le Secret de Peacock bénéficie de quelques suppléments intéressants.

C’est le cas de quatre scènes coupées (4min20) introduites par un carton explicatif qui resitue chaque séquence dans son contexte. On y voit John rassembler son courage pour demander un jour de congés à son boss après l’accident du train, ainsi qu’une confrontation entre Edmund French (Bill Pullman) et John après qu’il ait retiré son argent du coffre. Si rien n’est indiqué quant aux raisons de leur éviction, ces scènes méritent d’êtres vues après le film.

Après cette section, nous passons à une fin alternative (2min31) qui diffère sensiblement de celle gardée au montage finale.

Les essais de Cillian Murphy (3min22) sont également indispensables, surtout quand on voit l’investissement du comédien pour un « simple » screen test.

Outre un lot de bandes-annonces et des liens internet, un making of (21min22) complet et bien réalisé est disponible. Aux propos intéressants des comédiens et du réalisateur sont agrémentés de nombreuses images du tournage. Le fond et la forme se croisent intelligemment, tandis qu’un gros plan est réalisé sur la transformation physique de Cillian Murphy en femme, et la création du personnage d’Emma.

Image - 3,5 / 5

Pour son premier long-métrage, Michael Lander jouit d’un atout de taille en la personne de notre chef opérateur national Philippe Rousselot, décidément très demandé à Hollywood. Le master SD concocté par Metropolitan restitue joliment la colorimétrie désuète originale, même si les contrastes auraient gagné à être plus renforcés. Un très léger grain se fait ressentir, les scènes diurnes sont claires mais le piqué n’est pas aussi ciselé qu’espéré. Signalons quelques artefacts de compression visibles durant les scènes se déroulant en intérieur, sans toutefois que les conditions de visionnage s’en trouvent affectées. La définition n’est certes pas optimale, mais solide et largement suffisante pour découvrir ce film singulier.

Son - 4,0 / 5

En anglais comme en français, les pistes Dolby Digital 5.1 remplissent aisément leur office et même, plongent le spectateur dans une ambiance musicale inattendue. D’entrée de jeu, les réminiscences d’Emma/John se font entendre sur l’ensemble des enceintes et bénéficient d’une large ouverture frontale et latérale. Le caisson de basses intervient à quelques reprises, dont l’accident de train, les voix sont solidement plantées sur la centrale et le confort acoustique est assuré du début à la fin.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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