Lenny and the Kids : le test complet du DVD

Go Get Some Rosemary

2009. Réalisé par Benny Safdie
Avec Ronald Bronstein, Sage Ranaldo et Frey Ranaldo

Édité par Blaq Out

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Le 15/05/2013
Critique

Après plusieurs mois passés séparé de ses enfants, Lenny, la trentaine, les récupère à l’école. Comme chaque année, il passe deux semaines avec ses fils Sage, neuf ans, et Frey, sept ans. Tout ce petit monde s’entasse dans le studio du centre de New York. Au fond, Lenny hésite entre être leur père ou leur copain, et voudrait que ces deux semaines durent six mois. Pendant ces quinze jours, un voyage dans le nord de l’Etat de New York, des visiteurs venus d’étranges pays, une mère, une petite amie, des couvertures « magiques », et l’anarchie la plus totale s’emparent de leur vie entre burlesque et tendresse.

Joshua et Ben Safdie sont deux frères réalisateurs de films indépendants américains, qui ont grandi dans le Queens et à Manhattan. Pour leur premier long métrage en commun, les frères Safdie s’inspirent de leur père et de leur propre enfance. Comme dans tous leurs films, les images tournées à la sauvette en Super 16 puis gonflées en 35mm sont plaisantes un temps, Ronald Bronstein (Lenny) est charismatique, mais la mécanique tourne rapidement à vide. Cela gesticule beaucoup pour combler l’insignifiance du récit.

Les vignettes s’enchaînent sans véritable enjeu dramatique, les personnages (pénibles) manquent de chair et en fin de compte demeurent très peu attachants. Comme nous avions déjà pu le constater dans leurs courts-métrages et dans The Pleasure of Being Robbed, le budget très modeste n’est jamais transcendé par la mise en scène des frères Safdie. La pauvreté des improvisations ainsi que la banalité voire la platitude du scénario prennent rapidement le dessus et ont finalement raison de notre patience. N’est pas John Cassavetes qui veut !

Technique - 5 / 10

Le test a été réalisé sur check-disc. Le menu principal est joliment animé et musical.

Aucun supplément n’est disponible.

Comme pour The Pleasure of Being Robbed, Lenny and the Kids a été réalisé en 16mm, support fragile et délicat, puis gonflé en 35mm avec les inconvénients que cela comporte. Le grain est accentué, les flous multiples, les pertes de la définition nombreuses et la gestion des contrastes complètement aléatoire. Ajoutez à cela des conditions de prises de vue parfois chaotiques, tout est réuni pour donner du fil à retordre à Blaq Out pour assurer un service après-vente convenable. Les partis-pris sont conformes aux volontés artistiques originales, mais les adeptes d’une image immaculée risquent de rechigner. Toutefois, l’éditeur parvient à s’en sortir, même si la colorimétrie se révèle plus terne que pour The Pleasure of Being Robbed.

Pour l’audio, point d’esbroufe ici, le mixage anglais Dolby Digital 2.0 fait ce qu’il peut pour créer des conditions acoustiques suffisantes. N’hésitez à monter le volume car l’ensemble est un peu plat et manque de relief.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
5 / 10
Avis

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Franck Brissard
Le 7 novembre 2014
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