Titan A.E. : le test complet du DVD

2000. Réalisé par Don Bluth

Édité par 20th Century Fox

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Le 19/06/2001
Critique

Une race d’extraterrestres redoutables, les Drejs, apprennent que les Terriens ont inventé le TITAN, un vaisseau-machine capable de créer des mondes. Se sentant menacés, ils pulvérisent la Terre pour éliminer l’humanité, qui entrait dès lors dans le cercle des peuples les plus puissants de l’univers.

Les humains survivants seront parqués dans des bidonvilles spatiaux, sans culture, sans point d’attache et dispersés aux quatre coins de l’univers en une diaspora cosmique. Mais la rumeur court : le TITAN n’a pas été détruit, son concepteur l’a caché quelque part dans l’espace. L’espoir renaît. Grâce à lui, les hommes pourront se construire une nouvelle planète, une terre d’accueil. A la recherche du vaisseau imaginé par son père, Cale et ses compagnons devront déjouer les pièges que leur tendent les Drejs et trouver le moyen de faire fonctionner le vaisseau.

Le flop de ce film au box-office obligea la Fox à se séparer de sa filiale Animation, ainsi que de Bill Mechanic, son PDG (qui avait déjà joué son poste avec les dépassements de budget de Titanic, comme quoi, tout ce qui commence par titan ne rapporte pas à tous les coups). Voilà donc le marché américain de l’animation laissé à Disney (le pire et le meilleur) et à Dreamworks (que du bon, mais un secteur Animation aux reins fragiles). De temps en temps, on assiste à une surprise Warner, comme Le Géant de fer. Un studio en moins, c’est une émulation moins forte, et une baisse de la qualité à craindre.

Et des qualités, Titan A.E. - A.E. pour After Earth (après la Terre) - n’en manque pas : pas de chansons qui ralentissent le rythme, ni de petit animal de compagnie malin et espiègle, ni de scènes d’action toutes les cinq minutes et, pour finir, un univers plutôt sombre qui lorgne vers « Les maîtres du temps », de René Laloux.

Le gros défaut du film tient dans le caractère peu abouti des personnages : les revirements successifs du capitaine Korso donnent le tournis tant ils sont irrationnels, et le problème relationnel qu’entretient Cale avec le souvenir de son père trouve une conclusion bâclée.

Le mélange d’animations traditionnelles et d’images de synthèse (95% du film) a été aussi beaucoup critiqué : d’un point de vue du budget, pour les dépassements que cela a entraînés, et du point de vue artistique aussi, les deux images ne se mariant pas toujours à la perfection.

N’oublions pas que « La guerre des étoiles » avait souffert de critiques similaires lors de sa sortie en 1977. L’avenir nous dira si Don Bluth fait figure de précurseur avec cette œuvre hybride ou s’il a tout simplement fait le plus mauvais choix artistique de sa carrière.

A notre avis, il y a dans ce film assez d’action et de scènes d’anthologie (les cristaux de glace) pour ne pas bouder son plaisir. Alors, invitez vos voisins, éteignez la lumière et montez le son, un grand rollercoaster cosmique vous attend.

Généralités - 3,5 / 5

Le boîtier est original, puisqu’il s’ouvre comme une boîte à chaussures ; le couvercle encadre un cello, où sont représentés deux personnages et deux vaisseaux ; le reste est transparent, laissant apparaître un feuillet avec d’un côté le décor du cello, et de l’autre le chapitrage ; le boîtier cartonné, très soigné, propose toutes les informations nécessaires ; les couleurs sont bien mariées : le packaging est une réussite.

En revanche, les menus manquent d’originalité. Passé le menu principal, animé et sonorisé façon jeux-vidéos, le reste est statique et sombre ; dommage que Fox vidéo n’en ait pas fait un produit DVD plus abouti, comme ce fut le cas pour X-Men.

Bonus - 4,0 / 5

D’avance on salive devant la liste des suppléments, mais on déchante assez vite.

Les scènes supplémentaires ne sont que des versions alternatives de celles déjà présentes dans le film ; seuls les angles de prise de vue et leur rythme semblent changer.
Le making of de vingt-deux minutes produit par Fox Kid est tout sauf intéressant, à l’exception du travail du designer du son ; il explique comment il a procédé pour bruiter les cristaux de glace et la façon dont il leur avait donné une personnalité propre.
Les spots TV et bandes-annonces : on appréciera sur l’une des bandes-annonces un accompagnement musical qui ne figure ni dans le film ni dans la BO. A noter aussi dans l’une des bandes-annonces le slogan « If you can’t stand the heat, get out of the universe » (« si vous ne supportez pas la pression, tirez-vous de l’univers »), emprunté au calamiteux Supernova, ce qui aurait dû mettre les producteurs en garde.
Le clip « Over my head « , du groupe « Lit « , est un mélange des images du film et de prises de vue réelles avec les membres du groupe mis en situation. Rien de transcendant dans cette musique prémâchée pour adolescents.
Avec les photos de production on arrive aux suppléments intéressants. Les croquis préparatoires de cette galerie nous donnent un aperçu de l’ampleur de la création sur un projet pareil. Ainsi, les véhicules agricoles qui apparaissent quelques fractions de secondes au début du film font l’objet de dessins de préparation superbes et très détaillés.
Les commentaires audio des deux réalisateurs, Don Bluth et Gary Goldman, ont parfois des airs de mea culpa (« si on avait eu plus de temps, on aurait pu mieux intégrer les images de synthèse pour qu’elles passent inaperçues »), mais réservent leur lot de surprises (« On a voulu la musique un peu rétro, années quatre-vingt, pour qu’elle ne puisse être datée lorsqu’on ressortira Titan A.E. dans dix ans »).

Image - 5,0 / 5

En un mot : merveilleuse. Les scènes d’animations classiques sont restituées en un bouquet de couleurs vives, vos rétines vont se régaler. Le bleu électrique des Drejs et la mer rouge de la lune brisée de Sesharrim sont incroyables de stabilité.

Une telle qualité d’image agrandit d’autant plus le fossé qui sépare l’animation (couleurs vives) de l’image de synthèse (couleurs moins saturées), ce qui n’améliore pas les qualités artistiques du film.

Son - 5,0 / 5

Le maximum des possibilités sonores a été tiré du film, avec une VO et une VF identiques en dynamisme et en effets surround et stéréo en tous genres ; les enceintes arrières sont sollicitées en permanence.
La scène des cristaux de glace est un must qu’on a envie de savourer en boucle : le craquement des cristaux qui s’entrechoquent est suivi d’un scintillement fabuleux, qui se propage loin sur vos enceintes arrières. Toute la séquence justifierait presque à elle seule l’achat d’un système 5.1.
L’aspect moins lisse des voix originales donne un cachet supplémentaire au film : on privilégiera donc la VO. La version hollandaise, en Dolby Surround 2.0, même si elle n’offre pas la même richesse et la même ampleur que ses deux grandes soeurs 5.1, se défend plutôt bien : elle propose de bons effets arrières et une ambiance enveloppante à souhait.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Samsung 16/9 70 cm
  • Sharp DV-560S
  • Pioneer 609 RDS
  • Pack JBL SCS 75
Note du disque
Avis

Moyenne

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Thomas
Le 7 août 2004
Ce film est magnifique. Je viens juste de le découvrir, 4 ans après sa sortie, et je trouve qu'il n'a pas pris une ride. L'animation 2D se marie très bien avec les images de synthèse et donne une touche originale et unique à ce film qui se démarque des production tout images de synthèse actuelles. Un must pour ceux qui aiment la SF.
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Aspen
Le 21 février 2004
Pas de commentaire.
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dvdman
Le 1 mars 2003
Superbe film passé inapercu lors de sa sortie avec une superbe image et un 5.1 au top

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