Chaos Walking (2021) : le test complet du 4K UHD

4K Ultra HD + Blu-ray

Réalisé par Doug Liman
Avec Tom Holland (II), Daisy Ridley et Demián Bichir

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 17/11/2021
Critique

Doug Liman nous propose une approche originale de la science-fiction mâtinée de western.

Chaos Walking

En 2257, un vaisseau de reconnaissance d’une flottille qui a quitté la Terre il y a 65 ans s’écrase sur une planète baptisée Nouveau Monde par une petite colonie de Terriens, regroupée dans le village de Prentisstown, dont les membres ne peuvent cacher leurs pensées : elles émettent un « bruit » entendu par tous. Viola, 18 ans, la seule survivante du crash, suscite l’étonnement de Todd Hewitt - aucune femme n’a survécu dans la colonie -, mais inquiète Prentiss qui impose facilement son autorité sur la petite communauté : il est le seul à pouvoir contrôler son « bruit ». Il ordonne la capture de Viola…

Chaos Walking est l’adaptation de la trilogie publiée de 2008 à 2010 par le romancier anglo-américain Patrick Ness, The Knife of Never Letting Go, The Ask and the Answer et Monsters of Men, éditée en France dans la collection Gallimard Jeunesse sous les titres La Voix du couteau, Le Cercle et la Flèche et La Guerre du bruit, regroupés dans la trilogie Le Chaos en marche.

Le réalisateur, Doug Liman, avait attiré l’attention en 1996 avec le sympathique buddy movie Swingers, avant d’acquérir une renommée internationale avec La Mémoire dans la peau, (The Bourne Identity, 2003), le premier volet de la franchise Jason Bourne. Parmi une douzaine de films, il s’était plutôt bien essayé à la science-fiction avec Edge of Tomorrow, l’histoire d’un increvable combattant d’extraterrestres campé par Tom Cruise.

Chaos Walking

Chaos Walking tire une bonne partie de son originalité de l’idée du « bruit » qui révèle toutes les pensées des personnages, y compris celles qu’ils voudraient à tout prix cacher. Et aussi d’un mélange, plutôt insolite entre trois genres. La science-fiction, mais dans le décor naturel d’une exploitation agricole sans machines, qui fait contraste avec l’épave d’un grand vaisseau spatial et d’étranges pylônes qui dominent les arbres d’une forêt. La romance, avec cette particularité que Todd a de quoi être surpris quand il rencontre Viola, la première femme qu’il ait jamais vue ; elle aussi, rescapée du crash du vaisseau dans lequel elle voyageait avec ses parents, n’avait pas encore côtoyé de garçon. Le western, enfin, avec la formation d’une bande armée, un posse, par Prentiss, maire et sheriff du village, pour capturer Viola, l’étrangère dont l’intrusion est perçue comme une menace.

De bonnes idées, mais pas toujours bien exploitées. On ressent des relâchements de la tension dramatique, des ruptures dans la progression du récit. Doug Liman, dans son commentaire du film et dans le premier des bonus nous dit peut-être pourquoi : le tournage a commencé avant que le scénario ne soit écrit !

Chaos Walking tire aussi quelques atouts de sa distribution, avec Mads Mikkelsen dans le rôle de Prentiss, David Oyelowo dans celui d’un prêcheur acrimonieux. Daisy Ridley, qu’avait révélée Star Wars 7 : Le Réveil de la Force (Star Wars: Episode VII - The Force Awakens, J.J. Abrams, 2015), donne une belle présence au personnage de Viola. On n’en dira pas autant de Tom Holland qui semble bien éteint sans le justaucorps de Spiderman.

Chaos Walking

Généralités - 3,5 / 5

Chaos Walking (109 minutes) et ses généreux suppléments (100 minutes, sans compter le commentaire audio) tiennent sur un disque 4K Ultra HD logé, en compagnie d’un Blu-ray, dans un boîtier non fourni pour le test effectué sur check disc de l’édition 4K UHD.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, en anglais, avec sous-titres optionnels, et dans un doublage en français, les deux au format audio Dolby Atmos, compatible Dolby TrueHD 7.1.

Piste d’audiodescription et sous-titres pour malentendants.

Bonus - 3,5 / 5

Commentaire du film par le réalisateur, la productrice Alison Winter et le monteur Doc Crotzer (en anglais, sans sous-titres). Dommage que ce point fort des compléments, riche en informations sur la genèse du film, l’écriture du scénario, les conditions de tournage, les options techniques… ne soit accessible qu’à celles et ceux à l’aise avec l’anglais.

Les autres suppléments sont tous sous-titrés.

Le « bruit » du réalisateur (18’). Commencer le tournage alors que le scénario n’était pas encore écrit était un réel défi. Des changements ont souvent été apportés en dernière minute pour la mise en scène de certaines séquences, alors que d’autres ont été préparées par un storyboard.

Les pensées intérieures avec Patrick Ness (9’). L’auteur de la trilogie et coscénariste dit que l’idée du « bruit » lui est venue de la diffusion croissante d’ondes électromagnétiques auxquelles on pourrait devenir progressivement sensible. Dans le premier livre, les deux personnages principaux se découvrent, dans le second, ils subissent les conséquences de mauvais choix et, dans le troisième, ils relèvent des défis qui les rendent plus forts.

Chaos Walking

La source de silence (7’). Daisy Ridley, l’interprète de Viola, la seule à ne pas émettre de « bruit », livre ses impressions sur le tournage.

Les citoyens de Prentisstown (10’). Une communauté insolite, sans aucune femme, sous la férule du maire Prentiss, qui a imposé son pouvoir en étant le seul à contrôler le bruit de ses pensées et à pouvoir, par la pensée, faire apparaître des personnages, sous la forme d’hologrammes.

La conception visuelle selon Ben Seresin, le chef-opérateur (8’). Il évoque la représentation visuelle du « bruit », le choix d’éviter le spectaculaire dans les effets visuels pour que le cadre de l’histoire paraisse réel.

La musique de Chaos Walking (4’), avec les compositeurs Brandon Roberts et Marco Beltrami, illustrée par deux séquences : la découverte et l’attaque de la colonie de Farbranch.

Les scènes coupées (45’). Huit scènes coupées, visionnables avec ou sans les commentaires du réalisateur, de la productrice et du monteur. Dialogues et commentaires sont sous-titrés.

Chaos Walking

Image - 5,0 / 5

L’image numérique (2.39:1, 4K HEVC - HDR10), lumineuse, agréablement contrastée, avec des noirs très denses, jamais bouchés, bénéficie d’un remarquable piqué révélant le détail des cadres sur toute la profondeur de champ, y compris dans les scènes de nuit.

Son - 5,0 / 5

Le son Dolby Atmos de la version originale, testé sous le format compatible Dolby TrueHD 7.1, profite d’une forte dynamique et d’une large ouverture de la bande passante, d’aigus cristallins à des basses fermes, avec une restitution claire des dialogues et de l’accompagnement musical. La répartition du signal sur les sept canaux procure une cohérente sensation d’immersion dans l’action.

Ces remarques valent pour le doublage en français, avec des dialogues manquant parfois de conviction.

Crédits images : © 2021 Lionsgate

Configuration de test
  • Vidéo projecteur SONY VPL-VW790ES
  • Sony UBP-X800M2
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 19 novembre 2021
Ce mélange, plutôt insolite, de trois genres, la science-fiction,le western et la romance, dévoile de bonnes idées, assez mal exploitées par un scénario insuffisamment structuré. Une image et un son au top !

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