Artemisia (1997) : le test complet du DVD

Réalisé par Agnès Merlet
Avec Valentina Cervi, Michel Serrault et Emmanuelle Devos

Édité par ARTE ÉDITIONS

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Le 10/07/2012
Critique

Le scénario de Christine Miller et Agnès Merlet met en images le tout début de la carrière d’Artemisia Gentileschi, la première femme à avoir été reçue à l’Accademia delle Arti del Disegno de Florence où elle a travaillé dans l’atelier de son père, Orazio Gentileschi, avant de devenir élève d’Agostino Tassi, puis d’acquérir une grande notoriété. Les auteurs ont choisi de faire prévaloir la dramatisation du récit contre la vérité historique en montrant la condamnation de Tassi pour viol comme une sanction infligée à Artemisia pour avoir osé la représentation de nus masculins.

C’est avec une grande économie de moyens qu’Artemisia nous transporte à l’époque de la peinture baroque dont les canons, plus naturalistes, se sont éloignés de ceux de la Renaissance. Aucune tentative de reconstitution à grande échelle, avec décors et figurants, mais le choix de tourner en intérieur (à Cinecittà) ou dans la campagne italienne, des scènes avec un nombre limité d’acteurs et de figurants. Le film montre une succession de scènes intimes avec des cadrages et des éclairages en clair-obscur rappelant la peinture baroque.

La vivacité spontanée de Valentina Cervi, qui n’a que peu d’années de plus que son personnage, contribue indéniablement à la réussite du film. Elle sait donner à l’héroïne ce mélange d’innocence et de sensualité qui la rend si attachante dans sa confrontation à l’ordre établi et apporte une subtile association de pudeur et d’érotisme.

Merci aux organisateurs de l’exposition de toiles d’Artemisia qui a suscité la ressortie du film en salles et la première édition DVD en France, longtemps après sa distribution aux USA.

Technique - 6,5 / 10

Boîtier classique dans un surétui de carton.

Aucun supplément, à l’exception des teasers d’autres films s’ajoutant au catalogue d’Arte Éditions : Les Vivants et les morts, la minisérie de Gérard Mordillat, Capitaine Achab de Philippe Ramos, Pour un instant de liberté, film turc de Arash T. Riahi, Les Acacias de Pablo Giorgelli et Borgen, une remarquable série danoise sur les moeurs politiques.

L’image est propre, presque sans fourmillement, avec ce qu’il faut de grain et un bon traitement de la couleur, dans les tons chauds. La beauté de la photographie de Benoît Delhomme, plusieurs fois récompensé pour The Proposition, est malheureusement souvent altérée par des noirs très bouchés dans les scènes en lumière basse.

Le son non compressé (encodage Linear PCM, peu souvent utilisé) donne de très bons résultats, particulièrement pour l’accompagnement musical où dominent les cordes.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Panasonic DMP-BD30
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm
Note du disque
6,5 / 10
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Philippe Gautreau
Le 11 juillet 2012
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