Le Promeneur d'oiseau (2013) : le test complet du DVD

Réalisé par Philippe Muyl
Avec Baotian Li, Xiao Ran Li et Hao Qin

Édité par UGC

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Le 21/11/2014
Critique

Zhigen, un veuf retraité, est en froid avec son fils, un célèbre architecte pékinois, depuis que sa petite-fille Renxing, qui lui avait été confiée, avait échappé à sa surveillance. Les parents de Renxing doivent partir à l’étranger pour plusieurs jours alors que la nounou doit quitter Pékin pour marier son fils. Quanying, la mère de Renxing, sans consulter son mari, demande à Zhigen de garder sa petite-fille pendant une semaine. Tous deux vont aller à Yangshuo, le village natal de Zhigen, en compagnie d’un vieil oiseau. Le vieil homme veut qu’il chante une dernière fois sur la tombe de son épouse…

Philippe Muyl, avec Le Promeneur d’oiseau, reprend les ingrédients d’un autre de ses films, Le Papillon, réalisé en 2002, sur l’équipée en pleine nature d’un vieil homme et d’une fillette, mais les accommode à une sauce nettement plus raffinée et, surtout, nous montre des relations plus crédibles.

Vraie petite peste au début du voyage, l’enfant gâtée s’apprivoise au fil des surprises du voyage, panne du car, errance à pied dans une immense forêt, nuit à la belle étoile et se socialise au contact des enfants d’un village.

Le Promeneur d’oiseau est aussi l’occasion de découvrir les surprenants paysages des pains de sucre de la province du Guangxi, recouverts de verdure et estompés par la brume. Et aussi un petit village escarpé, aux maisons de bois, où, à la tombée de la nuit, un vigile invite les habitants à éteindre tous les feux. Sans oublier des arbres fantastiques, plusieurs fois centenaires…

Mais c’est aussi un regard attentif qui montre combien la Chine a changé en quelques décennies, comment, notamment, les plus fortunés se sont conformés aux modes de vie occidentaux (Renxing a dans son sac un iPad et un iPhone).

Le film aux allures de carte postale ne donne qu’un vague aperçu de la vie des gens, laissant une impression de sérénité qui tranche avec le film A Touch of Sin, projetant l’image beaucoup plus pessimiste d’une société bousculée par un développement économique rapide au point d’être difficilement contrôlable.

La belle photo du chef opérateur Sun Ming, l’accompagnement musical d’Armand Amar, le naturel des deux acteurs principaux font de cette coproduction sino-française un agréable divertissement.

Technique - 7 / 10

Test effectué sur un check disc.

Le menu animé et musical propose, pour la version originale (avec sous-titres français imposés) et pour le doublage en français soigné, le choix entre deux formats : Dolby Digital 5.1 ou 2.0.

L’image (2.35:1) est parfaite, précise, d’une belle texture, avec des couleurs fines et agréablement contrastées.

Le son multicanal, précis lui aussi, procure une immersion cohérente dans tous les bruits de la nature : le chant des oiseaux, le coassement des grenouilles, le bruissement du vent dans les feuilles sont restitués avec finesse.

Crédits images : © Envisions Films, Stellar Mega Films Ltd & Pan Eurasia Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
7 / 10
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Philippe Gautreau
Le 21 novembre 2014
L’équipée en pleine nature d’un grand-père avec sa petite fille et un regard attentif qui montre combien la Chine a changé en quelques décennies.

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