De l'autre côté de minuit (1977) : le test complet du DVD

The Other Side of Midnight

Réalisé par Charles Jarrott
Avec Marie-France Pisier, John Beck et Susan Sarandon

Édité par Koba Films

Voir la fiche technique

Avatar Par
Le 15/06/2016
Critique

De l'autre côté de minuit

En 1939, Noëlle Page a 18 ans quand elle fuit Marseille après que son père l’ait vendue à un homme quatre fois plus âgé qu’elle. Arrivée à Paris sans le sou, elle trouve un emploi de mannequin dans une petite maison de couture et rencontre Larry Douglas, un aviateur américain avec lequel elle vit le grand amour, jusqu’à ce qu’il doive rejoindre les USA, avec la promesse de revenir dans six mois pour l’épouser. Mais il n’apparaît pas au rendez-vous fixé dans un petit bistro de Montmartre…

De l’autre côté de minuit est l’adaptation du roman à succès, The Other Side of Midnight, écrit en 1973 par Sidney Sheldon, auteur dramatique, romancier, auteur d’une bonne cinquantaine de scénarios, principalement de téléfilms, et créateur de quelques séries.

Dirigée en 1977 par Charles Jarrott, l’adaptation pour le cinéma, assez maladroite et peu inspirée, ne risquait pas de laisser un souvenir inoubliable. Le réalisateur avait pourtant donné la mesure d’un talent certain en réalisant en 1969 Anne of the Thousand Days, sur le destin tragique d’Ann Boleyn, avec Geneviève Bujold et Richard Burton, film récompensé par un Golden Globe, puis, deux ans plus tard, en dirigeant Marie Stuart, Reine d’Écosse, avec Vanessa Redgrave dans le rôle-titre.

Un mélo en vaut bien un autre… Et De l’autre côté de minuit aurait pu devenir un excellent film sous la direction de Douglas Sirk, par exemple. L’intrigue n’est pas si mièvre. Noëlle rumine sa vengeance : elle veut faire payer à Larry le prix fort pour sa trahison. Elle s’en donne les moyens en offrant ses charmes sans vergogne, mais pas sans contreparties, pour assurer son ascension sociale, devenir une vedette de l’écran, puis accéder à la fortune en épousant un richissime armateur grec (interprété par un Raf Vallone buriné).

Fallait-il distribuer en France ce DVD, édité aux USA en 2007 par la Fox ? Ça ne s’imposait peut-être pas, mais pourquoi se plaindre de l’abondance ? D’autant moins que De l’autre côté de minuit nous réserve de bien agréables douceurs : le charme de Marie-France Pisier et de Susan Sarandon. Marie-France Pisier avait séduit l’Amérique entière avec l’inimaginable succès en 1975 de Cousin cousine de Jean-Charles Tacchella. Et cette année faste avait été éclairée par la lumineuse présence de Susan Sarandon dans The Rocky Horror Picture Show. Qui plus est, les deux actrices ne sont pas avares de leur anatomie : De l’autre côté de minuit les dévoile généreusement, au point que les mots pourraient manquer pour dire l’effet produit par Susan Sarandon dans une chemise de nuit arachnéenne, sous une pluie battante, en pleine tempête…

Il faudra toutefois, pour cela, patienter plus de deux heures et demi. Avec, pour autre récompense, un double rebondissement… machiavélique ! Voilà donc au moins trois raisons de se laisser aller à ce que certains pourraient considérer comme un plaisir coupable.

Technique - 6,5 / 10

De l’autre côté de minuit (159 minutes) tient sur un DVD-9 logé dans un keep case de 14 mm. Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, avec sous-titres optionnels, ou dans un doublage en français.

En supplément, un vibrant hommage de 12 minutes à Marie-France Pisier par le costumier Christian Gasc dont le dessus de cheminée est encombré par quatre césars, le dernier obtenu en 2013 pour les costumes du beau film de Benoît Jacquot, Les Adieux à la Reine.

Puis l’inévitable Espace découverte Koba Films aguiche les amateurs de mélos avec quatre autres titres : la minisérie Scarlett (1994, une relecture risquée du célébrissime Autant en emporte le vent), Pavillons lointains (1984, sur les amours interdites entre un officier de l’Empire britannique et une princesse indienne, avec du beau linge : Omar Sharif, Christopher Lee et j’en passe), My Old Lady (2014, avec Kevin Kline, Kristin Scott Thomas, Maggie Smith…) et, pour finir, Bonne nuit Monsieur Tom !, réalisé en 1998 par Jack Gold, chaudement salué à la sortie du DVD en France en novembre 2015.

L’image (1.85:1), manifestement restaurée, offre des couleurs ravivées, correctement étalonnées, avec un soin particulier dispensé aux tons de peaux des deux actrices principales. Mais un bruit vidéo se manifeste, principalement sur les grands aplats, donc dans des limites tolérables.

Le son Dolby Digital 2.0 mono d’origine est, lui, très propre, pratiquement sans souffle, mais avec quelques saturations métalliques de la musique, un peu conventionnelle, de Michel Legrand accompagnant l’idylle parisienne de Noëlle et Larry.

Crédits images : © Koba Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
6,5 / 10
Avis

Moyenne

3,0
5
0
4
0
3
1
2
0
1
0

Je donne mon avis !

Avatar
Philippe Gautreau
Le 15 juin 2016
De l'autre côté de minuit est un mélodrame inédit, éclairé par l’inespérée rencontre de Marie-France Pisier et de Susan Sarandon. Le réalisateur, en nous faisant généreusement profiter du charme unique des deux actrices, rachète un relatif manque d’inspiration.

Lire les avis »

Multimédia
De l'autre côté de minuit
Extrait

Proposer une bande-annonce

Du même auteur
(publicité)

(publicité)

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, l'affichage de vidéos ou encore le partage sur les réseaux sociaux.

OK En savoir plus