Les Petites robes noires (2018) : le test complet du DVD

Ladies in Black

Réalisé par Bruce Beresford
Avec Julia Ormond, Angourie Rice et Rachael Taylor

Édité par Koba Films

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Le 14/02/2020
Critique

Lisa, entre le lycée et l’université, travaille dans un grand magasin de Sydney et entrouvre une porte sur le monde des adultes.

Les Petites Robes noires

En 1959, à l’approche de Noël, Lesley Miles se fait embaucher chez Goode’s, un grand magasin chic de Sydney, en attendant les résultats d’un concours d’entrée à l’université où elle souhaite poursuivre ses études, contre l’avis de son père, un linotypiste. Elle découvre ses nouvelles collègues : Magda, d’origine slovène, en charge du rayon haute couture, et deux vendeuses, Fay, toujours à la recherche de l’homme de sa vie, et Patty, affectée par la disparition mystérieuse de son mari…

Les Petites robes noires (Ladies in Black) est l’adaptation de The Women in Black, un roman de Madeleine St John, publié en 1993, par le réalisateur australien Bruce Beresford (Miss Daisy et son chauffeur / Driving Miss Daisy, 1993). On attend toujours une édition vidéo de Tender Mercies (1983) et Black Robe (1991), probablement ses meilleurs films.

Des cuisses de grenouille et des testicules de mouton : ces réfugiés mangent tout le temps des choses horribles !

Les Petites robes noires a été tourné à Sydney, avec des acteurs australiens, à deux exceptions près : Julia Ormond, dans le rôle de Magda, et Vincent Perez, dans celui de son mari Stefan. Ce n’était pas une erreur de casting puisque les deux personnages sont d’origine étrangère, elle Slovène, lui Hongrois.

Deux « réfugiés », en des temps où de nombreux Européens immigraient en Australie, des gens dont les Australiens « de pure souche » se méfient, particulièrement Fay, qui met en garde Lesley (qui se fait appeler Lisa, nom qu’elle préfère à celui choisi par ses parents, Lesley, également masculin), invitée à dîner chez Magda.

Les Petites Robes noires

Les Petites robes noires lance un appel à l’ouverture de Fay à d’autres cultures : Lisa lui prête Anna Karénine, et Rudi, un étranger qu’elle a récemment rencontré, l’invite à voir Gervaise (René Clément, 1956), l’occasion d’un petit coup de chapeau de Bruce Beresford au cinéma français.

Romancière, actrice, ou poétesse… ou peut-être les trois

Les Petites robes noires est centré sur le personnage de Lisa. Son éducation et ses lectures lui ont fait aspirer à une vie plus ouverte que celle de ses parents. Elle est interprétée avec beaucoup de naturel par Angourie Rice, 18 ans, l’âge du rôle, qu’on avait vue dans son premier long métrage, Final Hours (These Final Hours, Zak Hilditch, 2013) et dans le remake de Les Proies (The Beguiled, Sofia Coppola, 2017).

Les personnages secondaires ont cependant leur importance. Celui de Patty pour soutenir l’intention féministe du film. Et, pour nourrir un autre thème, celui de l’élargissement du regard sur les différences culturelles, le personnage de Fay, auquel donne une belle présence Rachael Taylor qu’on avait découverte dans le rôle de Trish, la meilleure amie de l’héroïne de la série Marvel Jessica Jones (créée par Melissa Rosenberg en 2015, 3 saisons).

Un scénario bien construit et des dialogues naturels, une reconstitution habile de la fin des années 50 (surprenante dès la séquence d’ouverture), et de belles vues de la baie de Sydney font le charme de Les Petites robes noires que certains pourront trouver un peu trop lisse, mais qui fit une belle moisson de prix en Australie.

Les Petites Robes noires

Généralités - 3,0 / 5

Les Petites robes noires (105 minutes) et son maigre bonus (6 minutes) tiennent sur un DVD-9 logé dans un boîtier non fourni pour le test, effectué sur check disc.

Le menu fixe et musical propose le choix entre la version originale, avec sous-titres imposés qui auraient pu être placés sous l’image, et un doublage en français, les deux au format Dolby Digital 5.1.

Bonus - 2,5 / 5

Dans les coulisses du film (6’). Bruce Beresford souligne que le roman de Madeleine St John aborde avec légèreté des thèmes sérieux. Faire revivre 1959 dans les scènes de rue a été un défi qui a parfois nécessité l’assistance d’un ordinateur, notamment pour la scène d’ouverture, devant le bâtiment Mark Foy’s, dont le septième étage, où l’essentiel du tournage se fit en 32 jours, était resté dans son état originel. Et les trams ont été sortis du musée pour l’occasion. Avec un accent qui ne trompe pas sur ses origines, le réalisateur fait l’éloge du cinéma australien et de Peter James, son chef opérateur.

L’Espace découverte propose la bande-annonce, ou un extrait, de quatre séries ou miniséries éditées par Koba Films et L’Atelier d’Images : Poldark (BBC 2015) (créée par Debbie Horsfield en 2015, 5 saisons), Victoria (créée par Daisy Goodwin en 2016, 3 saisons), Miniaturiste (The Miniaturist, Guillem Morales, 2017, 2 épisodes) et Docteur Thorne (Doctor Thorme, Niall MacCormick, 2016, 3 épisodes).

Les Petites Robes noires

Image - 5,0 / 5

L’image numérique (2.39:1), à la fois bien définie et d’une agréable texture, propose des couleurs naturelles, soigneusement étalonnées, dans les scènes d’intérieur comme dans celles de paysages, avec une belle profondeur de champ.

Son - 4,0 / 5

Le son Dolby Digital 5.1 assure une parfaite intelligibilité des dialogues, composante essentielle du film, et réussit, par une répartition adéquate sur les cinq canaux, à créer une sensation d’immersion dans l’ambiance, parfois un peu trop discrète.

Ce constat vaut pour le doublage en français, acceptable.

Crédits images : © Koba Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Philippe Gautreau
Le 14 février 2020
Un scénario bien construit et des dialogues naturels, une reconstitution habile de la fin des années 50 (surprenante dès la séquence d’ouverture), et de belles vues de la baie de Sydney font le charme de ce petit film que certains pourront trouver un peu trop lisse, mais qui fit une belle moisson de prix en Australie.

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