Kill Bill - Vol. 1 : le test complet du DVD

Kill Bill: Vol. 1

2003. Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Uma Thurman, Lucy Liu et Vivica A. Fox

Édité par TF1 Vidéo

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Le 09/06/2004
Critique

« La Vengeance est un plat qui se mange froid » vieux proverbe Klingon. Ca y est… ça commence… on est bien chez Tarantino. Ca va saigner, vanner sec et défourailler comme jamais. Qui a dit que Tarantino était un copieur ? Au piquet… 2 heures de colle… non… à la réflexion 100 heures de colle !!! Histoire de voir en DVD le millionième des films que Tarantino, en élève appliqué, a regardé sa vie durant pour arriver à ce degré de perfectionnement. Et pourtant ! D’aucun trouveront son cinéma exempt de défauts. Une impudence bien naturelle qui fait honneur à l’observation et à la raison. Tous ceux qui le diront sont dans le vrai ! C’est même ce qui accroche l’oeil, séduit et donne cette intensité et cette puissance fusionnelle au cinéma de Tarantino. Car Tarantino n’est pas un simple réalisateur, il est avant tout un dénicheur de perles enfouie et de trésors oubliés. Occupés pendant bien des années à visionner des tonnes de pellicules devant sa télé, il s’en est imprégné comme une éponge gorgée jusqu’à ne plus pouvoir se contenir et finalement exploser. Le feu d’artifice envahit aujourd’hui le grand écran, laissant étourdi les plus sceptiques et sans voix ceux qui l’attendaient au tournant.

Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown enfin… « Kill Bill volume 1 ». En 4 films, l’homme est devenu une légende de la taille de ceux dont ils pillent le talent. Mais à tout pilleur, tout honneur puisqu’il ne manque jamais de leur rendre hommage en s’appropriant et en contextualisant… constamment en recherche de ce qui ferait bien ou original, il donne à la restitution cet arrière goût de nouveauté, ce « déjà vu mais jamais encore comme cela », adaptant à sa sauce la quintessence des grands maîtres… ses guides spirituels et visuels se nomment Leone, Kurosawa, Scorcese, De Palma mais aussi Franklin, Wise, Cassavetes, Peckinpah… la liste est longue, bardée de célébrités mais aussi d’inconnus et d’oubliés. C’est un tour de force que de les avoir réunis ! Tour de force que quelques uns n’apprécieront pas… arguant que, chez Tarantino, l’acte de création n’y est pas ! Avec tout le respect qu’on leur doit, ils ont tort ! Tout a été vu, tout a été fait au cinéma… l’Art ne s’invente pas… il se réinvente ! Et chez Tarantino, c’est le cas !!! Chaque morceau, chaque pièce du puzzle scelle la nouveauté comme si de cet enseignement raffiné des anciens, le cinéaste avait gardé l’esprit pionnier. Dans Reservoir Dogs, la violence du huis clos fait croire à une toute première fois. Dans Pulp Fiction, les histoires entremêlés instillent une manière de narrer inédite. Quant à Jackie Brown, Pam Grier crève l’écran (le grand) comme si elle y faisait ses débuts. Et le spectateur de s’y sentir « like a virgin » dans un cinéma qui le libère des carcans et tabous.

« Kill Bill Volume 1 » donne cette sensation… forte, intense, libératrice. On n’y navigue entre rêve, fantasme et réalité comme si ces univers pouvaient faire sens à se rapprocher. La réalité est que Tarantino réussit un coup de maître, fort de ses expériences et de sa passion pour les cinémas (nippo-italo-américain en particulier) ! Feuilleton débile sur musique rococo avec dictons à la noix… nulle part ailleurs on n’aurait osé. Tarantino ose quitte à offenser. Aucune importance, il a assez de talent pour gifler les convenances. Scène 1, l’exécution… violente, sanguinolente, choquante masquée derrière un judicieux noir et blanc. Tant mieux, il va falloir deviner le rouge, les cicatrices, les plaies, c’est encore plus terrifiant ! Où est Bill ??? On ne le verra jamais… comment ne pas admirer ces deux préceptes hitchcockien qui fonctionnent ici à merveille. Perversion, méthode et génie… « Kill Bill Volume 1 » met toutes les chances de succès de son côté. Le cercueil, « The Bride » dedans ! Passez-le en accéléré, vous verrez la mariée respirer. Message inattendu ou moment d’inattention, là aussi, il faut décoder… il n’empêche que cela participe à l’ambiguïté de l’instant. Tout le charme tarantinesque qui oscille avec chance entre amateurisme et professionnalisme… entre avant-gardisme et bon vieux cinéma d’antant !

Et maintenant la traditionnelle vengeance froide et déterminée ! Pendez-les haut et court parce qu’ Il était une fois dans l’Ouest Sept Mercenaires se battant Pour une poignée de dollars. Parmi eux, Le Bon qui ne cracheront pas sur Quelques Dollars de plus. Indélébile litanie d’un cinéma d’anthologie, de Leone à Kurosawa en passant par le catalogue des Shaw Brothers et celui de Bruce Lee… tout ça en 1 seul épisode rythmé par le bon son d’une musique pop-rock-classico-jazzie . Pour se faire plaisir, Tarantino colle en plein milieu une scenette italienne tirée des films de Brian De Palma, une demi-pause qui tranche dans le vif et monte la tension d’un cran… partition de Bernard Herrmann et division de l’écran, le clin d’oeil (celui de Daryl Hannah) est marquant et dessine une jolie mise en abîmes ; Tarantino rend hommage à De Palma lui même inspiré par Hitchcock. L’assimilation est complète, les références multiples et pertinentes. Et dans ce creuset, une histoire simple, dépouillée à l’extrême, prétexte à de fabuleux combats sur-stylisés et de purs moments de frisson et d’émotion. La scène qui voit « The Bride » pleurer son bébé est sans égale. Elle fait appel à une immédiate compassion sans voyeurisme excessif, rappelant simplement qu’il peut y avoir de la pureté même dans les univers les plus viciés. Elle est aussi un habile procédé pour faire adhérer le spectateur à cette vengeance sanguinaire… Venez touchez ma détresse, Monseigneur… Tarantino manipulateur. Certes OUI et pour notre plus grand bonheur !. « Elle mérite de se venger, et nous méritons de mourir » scandera Madsen. Vu sous cet angle, les katana vont pouvoir chauffer pour une juste cause…

Ou du moins le croit-on… car rien n’est simple (voire simpliste) chez Tarantino. L’homme a trop de recul pour laisser la simplicité (le simplisme) s’emparer de son oeuvre. Ca va être « oeil pour oeil, dent pour dent » et pas sûr que les « gentils » aient gros à gagner ! Premier combat et déjà on s’empresse de douter sur la méthode de cette ange de la vengeance. Comment peut-on assassiner une mère devant les yeux de sa fille ? Aussitôt après vient la scène de l’hôpital, l’explication de ce qui s’est passé et la mariée nous gagne à nouveau à sa cause. Mais plus loin, le combat contre les « 88 fous », une scène d’anthologie qui donne 1001 coups de pieds aux escarmouches ampoulées de Matrix Reloaded, laisse exploser sa haine vengeresse avec une telle dureté dans le ton et les traits (de son visage) qu’à nouveau, il y a distanciation… « Kill Bill Volume 1 » bénéficiera tout du long de cette haine-passion que nous inspire la complexité du personnage. Envoûtant et fascinant, n’est-ce pas ce qui caractérise « The Bride » et l’oeuvre de Tarantino ?

En cela « Kill Bill Volume 1 » est un sortde Best Of (le mot est lâché) Tarantinesque. Galerie de personnages amoraux, bien épais, plus déjantés que jamais… dans des situations incongrues voire absurdes, portant des vêtements inappropriés… .fous-dingues de la gâchette et cyniques échevelés. Oui « Kill Bill Volume 1 » est bien un Tarantino. Et comme si une telle déclaration ne suffisait pas, le cinéaste y glisse certaines de ses scènes favorites : la scène du coffre, la scène de séquestration et de viol (l’Hôpital et Buck rappellent étrangement les sévices infligées à Ving Rhames dans Pulp Fiction ou l’oreille tranchée dans Reservoir Dogs), les gros plans sur la mort (La Balle sortant du canon d’un flingue rappelle là encore le gros plan de l’injection de cocaïne toujours dans Pulp Fiction ou le rail de cocaïne dans Jackie Brown… comme si filmer la mort fascinait le réalisateur), la présence d’un maître à penser (Sonny Chiba remplaçant Harvey Keitel ou Lawrence Tierney) etc. Tarantino personnalise et signe son oeuvre jusqu’à la rendre intime. Manque d’imagination ? Vanité grossière ? Certainement pas ! En procédant ainsi, il préserve son travail du Blockbuster désincarné censé bluffer le spectateur sur un nom. Arce que c’est signé Tarantino, on devrait s’extasier ? Bien sûr que non..le réalisateur est trop exigeant pour tomber dans cette facilité. C’est sa patte, sa mise en scène, son travail qui donne à ses films cette tonalité si particulière. Donnez-lui James Bond et il en fait un personnage introspectif et profond. Donnez-lui Mary Poppins et il la transforme immédiatement en péchersse frustrée. Tarantino travaille sur l’humain laissant de côté béatitude consacrée et politiquement correct exigé.

« Kill Bill Volume 1 » le prouve. Ca tranche, ça taille, ça raconte avec infiniment de jubilation ! Crescendo, la tension monte jusqu’au combat final ( ?), clôturant un remarquable premier épisode. La coupure assoit ! Maîtrise du sujet, respect du spectateur… pas de « ben voilà » type Matrix Reloaded mais un subtil « à suivre » qui nous donne à rêver et conjecturer. Sensation merveilleuse que d’avoir pénétré ce kaléidoscope cinématographique brillant et riche d’idées. Les yeux fermés nous iront voir la suite. Merci Monsieur Tarantino, puissiez-vous longtemps nous offrir de pareils instants !

Généralités - 4,0 / 5

Edition double DVD, première d’une série d’ores et déjà annoncée, « Kill Bill Volume 1 » exhibe une volonté manifeste de faire poireauter le chaland. Saigner Bill était dans les projets de TF1 Vidéo (voir notre article). Avec cette édition, l’éditeur s’est tout juste contenté de l’égratigner. Bonus restreints, absence de mention « collector » et pour cause, sans parler de l’indispensable commentaire dont TF1 Vidéo et Tarantino nous privent. C’est abject mais il faut se résigner… nous allons tous devoir attendre !!!

Côté packaging, c’est l’un des plus beaux que l’éditeur ait réalisés (de sa longue carrière) et incontestablement le meilleur des éditions DVD de Quentin Tarantino. Typographie en relief, photos et couleurs magnifiquement assemblées, c’est du très bel ouvrage qui attire l’oeil et donne envie d’acheter. ATTENTION ! Toute insertion de la galette du film peut vous faire instantanément atteindre le Nirvana. La Zic, les images sans oublier une ingénieuse animation 3D et des transitions ultra léchées, voilà de quoi être contenté.

Bien choisir le format sonore puis exercer une légère pression (fébrile) sur la mention « film » et impérativement être assis, bien calé dans son fauteuil… une chaise rudimentaire serait contre-indiquée. Il vous faudra du solide pour tester la puissance de cette édition DVD. Transfert image éblouissant et bande-son furieusement décoiffante, voilà de quoi vous faire oublier presque totalement la misère de suppléments. Niveau réalisation, cette édition simple et raffinée mérite d’entrer dans le top 10 des éditions de l’année.

Bonus - 1,0 / 5

Le Hic, c’est le 2ème DVD. Celui qu’on aurait préféré un peu plus fourni. Celui avec 3 bonus qui se battent en duel. Oui !!! On sait, cette édition n’est pas labellisée  » collector » mais tout de même. Il y a certaines limites à l’exploitation vidéo d’un film. Quand Peter Jackson et Seven 7 éditent le DVD prestige du film Le Seigneur des Anneaux, ils ne se moquent pas ouvertement du monde en collant 2 ou 3 bonus fous la faim… Là, soyons clairs, c’est le cas ! Pour ceux qui ne l’auraient toutefois pas remarqué, on peut trouver sur le marché les éditions collector des autres films de Quentin Tarantino. Elles ont été sorties presque concomitamment avec le DVD de « Kill Bill Volume 1 ». Rien que pour vous écoeurer un coup, jetez un oeil du côté des suppléments de ces éditions et imaginez que pour arriver à cette liste fournie, il a fallu (en moyenne) 3 éditions d’un seul et même film. Celui qui a ouvert la voie à ce genre de pratique est un certain George Lucas. Ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux mais sa méthode a été rapidement imitée. Décevant tout de même de la part d’un Tarantino qu’on espérait hors du système et proche des fans…


Le Making of (21’10 - VOST)

C’est le seul bonus dont vous pourrez retirer quelque chose bien que tout ce qui soit dit dedans ait été largement relayé par la presse. Logique ! Il s’agit d’un supplément promotionnel travesti en « making of » pour l’occasion. Le montage nerveux et les cartons vite faits mal faits annoncent la couleur. En quelques minutes, il va falloir en dire un maximum sans dévoiler trop de l’intrigue ou de la fabrication. A peine interviewés, on coupe la parole aux acteurs, quelques paroles en flash, 2 ou 3 remarques à l’emporte-pièce type « c’est du pur Tarantino » et on passe au suivant. Balancer des phrases chocs et parler à la vitesse de la lumière, voilà la recette. Et pour parler à la vitesse de la lumière, faites confiance à Quentin Tarantino intarissable sur ses anecdotes de tournage, de pré et de post production. L’achat du CD des 5,6,7,8 dans une boutique de fringues au Japon vaut son pesant de cacahuètes. Ne pas rater non plus les descriptions attendries des studios de Pékin, construits par Mao. 2 morceaux choisis qui sauvent du pompeux rabâchage, cette featurette auto-proclamée « making of ». Une interview de Quentin Tarantino un peu moins entrecoupée d’extraits de films aurait été mille fois plus pertinente. Pour l’heure, ce «  »« making of »«  » débite trop de généralités pour vraiment être intéressant. Dispensable !!!

5, 6, 7, 8 en concert (5’23)

Le chef d’oeuvre !!! De quoi s’agit-il ? Tout simplement de la scène complète tournée par Tarantino dans la villa où les 5, 6, 7, 8 donnent un concert. La première chanson est inédite, l’autre est celle dont s’est servi Tarantino pour monter la séquence. Encore faut-il le deviner !!! Rien ! Pas l’ombre d’une explication ni même d’une introduction… allez danse !!! Sans autres commentaires.

Galerie de photos

20 photos de production alternant plans du film et plans de travail. C’est très jolie mais où est la musique du film, où est le slideshow, où sont les annotations de Tarantino en personne ??? Ca sent le je-te-file-20-photos-et-débrouilles-toi-avec ou je ne m’y connais pas. Quand on pense au travail qu’il y a eu pour boucler le CD de la BO de « Kill Bill Volume 1 » et que sur le DVD, l’éditeur n’est même pas capable d’ajouter 3 paroles et 2 musiques pour accompagner ses bonus, c’est à vous nouer la gorge et vous serrer le coeur… de dépit !

Le Film-annonce de « Kill Bill Volume 1 » (2’21 - VF)

Encore un supplément totalement raté ! Comment peut-on avoir l’idée de mettre entre les mains de cinéphiles (le public de Tarantino) un film-annonce doublé ? Comment ??? Il faut avoir un complet mépris ou une totale méconnaissance du marché pour proposer le film annonce d’un Tarantino en français !!! C’est proprement scandaleux… on ne parle même pas des conditions dans lesquelles le film-annonce est diffusé, on en deviendrait méchant. Bref… un bonus à éviter impérativement !

Teaser de « Kill Bill Volume 2 » (0’51 - VOST)

Un Teaser alors que le film-annonce de « Kill Bill Volume 2 » est sorti depuis quelques temps… enfin ! c’est le dernier des bonus de ce DVD et le festival de « grand n’importe quoi  » aura été complet !!! Pour les acharnés. 2 bonus cachés sont à trouver dans le clocher de l’Eglise. 1 « making of » des menus animés en 3D et… roulements de tambour… les crédits ! Fin de l’histoire !!! Début d’une exploitation…

Image - 5,0 / 5

Rarement image aura été aussi riche et aussi belle. Cela tient d’abord au style « inimitable » de Tarantino qui flirte habilement avec les ambiances ; Noir & Blanc, couleurs, surexpositions, ombres chinoises… que le transfert sur DVD rend parfaitement et fidèlement. Il n’y a pas une teinte dans « Kill Bill Volume 1 », il y en a 100. Le désert, les souvenirs, le Japon, l’intérieur de la villa, le jardin d’hiver de la villa… autant d’atmosphères à restituer comme les pièces d’un gigantesque puzzle qui, éparpillées semblent antagonistes puis une fois réunis donnent l’indescriptible sensation d’avoir été prédestinées à s’emboîter. Ajoutez à cela les zoomings et panos agressifs empruntés aux films de Kung-Fu et vous aurez la panoplie complète du défi qu’a relevé l’éditeur.

Le résultat dépasse nos espérances. Sans parler des gels, stries et autres parasites indésirables totalement absents de cette édition DVD, l’image est une fois encore de toute beauté ! La méthode de l’éditeur : respect du travail de l’auteur et simplicité. TF1 Vidéo n’a pas cherché les effets compliqués, les contrastes trop appuyés ou les filtrages renforcés. Ce que vous avez vu au cinéma, vous le verrez en vidéo.

1 séquence atteste en particulier de l’excellence du transfert : la scène de combat à l’intérieur de la villa. Tout simplement éblouissante, elle concentre à elle seule les ambiances développées par ce premier volume en mêlant film de Samouraï, Thriller et Western. Film de Samouraï à travers des combats réglés magistralement. Thriller induit par le personnage de Lucy Liu en chef de bande soupçonneuse flairant l’odeur de son ennemie. Western dans le découpage qui propose un flash back expliquant la haine de la mariée envers le personnage de Julie Dreyfus. Le portable rappelant singulièrement l’amorce des thèmes musicaux d’Ennio Morricone. 3 ambiances impeccablement retranscrites par le support qui décrit un large spectre de couleurs avec infiniment de nuances. Une image d’anthologie !!!

Son - 5,0 / 5

Cette fois encore, ayez la gentillesse de prévenir vos voisins… .car la qualité et le niveau sonore de « Kill Bill Volume 1 » pourraient bien vous servir à tester votre installation 5.1. La puissance et l’équilibre du mixage sont proprement hallucinants. Du très rarement entendu ! Effets surrounds constants, équilibrage performant, voix claires et détachées, scènes d’action puissantes. Bref… le bonheur total… dès les premiers instants. L’exécution, bang bang puis vient le combat dans l’appartement qui poussera une première fois le son de votre installation. L’impression d’y être, de sentir toutes choses se briser autour de vous… d’esquiver le poignard, d’encaisser les coups. Sensation captivante et à la fois déstabilisante qui a le mérite de vous emmener dans le film pour ne plus vous lâcher. La scène de la villa contre les 88 fous atteint des sommets.

Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1 en VF et en VOST, voilà qui donne d’intéressantes perspectives. Toutefois, la différence entre Dolby Digital et DTS n’est pas à ce point flagrante qu’elle justifiât l’impérieuse nécessité du format. Autrement dit, le DTS, c’est un peu pour faire joli !!! Argument commercial de poids on le sait mais ici de peu d’intérêt. Dommage et peu important à la fois ! Qualité et puissance sont assurément au rendez-vous !!!

Pas la peine de faire semblant d’hésiter… choisissez la VOST. Même si le doublage français est plutôt réussi, rien ne vaut les timbres de voix originels des interprètes. Le pétage de plombs de Lucy Liu ou bien la voix traînante et fatiguée de Carradine sont autant de coups de maître dans ce film pensé et réglé jusqu’aux cameos. Néanmoins pas de grande différence entre la VF et la VOST. Toutes deux développent un 5.1 puissant et dynamique qui transformera votre appartement en champ de bataille. Dernière précision qui tient à coeur certains d’entre vous. Elle concerne le sous-titrage. Il est consternant de voir que TF1 Vidéo s’obstine à coupler de force VO et sous-titres français comme il est consternant de s’apercevoir qu’il n’y a toujours aucun sous-titres anglais sur ses éditions. Certains dévédéphiles aiment à sélectionner le sous-titrage anglais avec une piste VO ou VF… c’est leur droit et c’est aussi un élément essentiel du cahier des charges du DVD… être libre de choisir la langue et les sous-titres. Voilà c’est dit… il est encore temps pour l’éditeur de changer sa politique en la matière.


Bonne séance d’anthologie à toutes et tous… à bientôt pour la suite !!!

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Rétroprojecteur Toshiba 43PH14P
  • Toshiba SD-330ES
  • Onkyo TX-DS797
  • système d'enceinte 5.1 Triangle
Note du disque
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5
13
4
7
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1

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ouioui
Le 18 novembre 2017
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Giuseppe Salza
Le 1 mars 2013
Pas de commentaire.
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Réal
Le 4 juin 2012
Pas de commentaire.

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