Le Petit monde de Don Camillo : le test complet du DVD

Édition Collector

1952. Réalisé par Julien Duvivier
Avec Fernandel, Gino Cervi et Vera Talchi

Édité par Studiocanal

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Le 20/06/2004
Critique

1ère partie

1952. L’Europe d’après-guerre est une terre meurtrie sur laquelle il a fallu reconstruire les bases de nations tournées vers l’Avenir avec force confiance et naïve insouciance. Après avoir enduré les souffrances d’une guerre terrible, Hommes et Femmes n’aspirent plus qu’à une chose désormais : la paix et le bonheur de l’Humanité. Oui mais voilà, quel modèle adopter ? Faut-il transformer l’Europe en une gigantesque communauté où la lutte des classes mettra nantis et prolétaires sur un pied d’égalité ? Ou bien faut-il céder à la satisfaction individuelle et matérielle que prône le capitalisme effréné ? Très tôt, l’Europe d’après guerre va devenir le théâtre d’une autre guerre… une guerre idéologique qui dessine deux blocs : celui de l’Est regroupé autour de l’ex URSS, celui de l’Ouest mené par les Etats-Unis… d’Amérique bien évidemment !

Mais cette guerre qualifiée de « froide » n’aura pas attendu la fin de la Deuxième Guerre Mondiale pour à nouveau embraser le Monde et les esprits. L’Allemagne subit un partage, l’Italie une purge sans précédent tandis qu’à l’Est, les républiques entrent en dictature les unes après les autres. Champions du capitalisme et défenseurs des prolétaires s’affrontent par pays interposés. Leur objectif : se partager le Monde et imposer leurs idéaux à l’Humanité. La France, comme les autres, connaît les affres de cette guerre larvée. Les luttes intestines font rage. Les bénéfices du Plan Marshall et du modèle américain sont très vite remis en question. La classe ouvrière émerge, soutenue en 1950 par la coalition CGT-FO. Les idées de partage et de société égalitaire secouent désormais la France. La 4ème République submergée par ce vent de révolte vacille !

Bref… c’est dans ce contexte lourd très succinctement résumé que « Le Petit Monde de Don Camillo » paraît. L’année : 1952. Fernandel y tient le premier rôle, celui de Don Camillo, curé de campagne chicanier et bagarreur mais au fond très soucieux de l’Avenir de ses brebis égarées. Il partage le haut de l’affiche avec un autre premier rôle, tenu par l’acteur Gino Cervi, autrement dit Peppone, le maire du village, communiste révolutionnaire mais au fond soucieux du respect des Hommes et de la Tradition. Ces deux personnalités que tout séparent ont un objectif commun : le bien-être du village… .leur village. Et tant pis si ce bien-être doit passer par une permanente confrontation entre idées progressistes et réactionnaires. L’Est contre l’Ouest microscopifié dans cette petite bourgade paysanne de la plaine du Pô. Une bourgade comme 100 autres, 1000 autres dont le nom ne sera jamais dévoilé. Une bourgade représentative du monde d’après-guerre avec ses passions, ses haines, ses rancoeurs et ses espoirs. Une bourgade enfin propice à tester (et pourquoi pas à instiller) l’émergence d’une autre voie… celle du juste milieu ; une 3ème voie qui mêle habilement et diplomatiquement les revendications des deux blocs opposants.

Oui… Don Camillo fait l’apologie du non-alignement ! Mais alors… pourquoi avoir marqué le film du sceau de son héros réactionnaire en lui donnant le nom de « Petit Monde de Don Camillo » ? Entre autres raisons, pour afficher une morale de surface « politiquement correcte ». La tradition et les valeurs familiales sont sauves puisque le héros est un prêtre. Eglise et associations bien pensantes n’interdiront ni le livre, ni le film puisqu’elles sont certaines que tous deux iront dans le sens de l’ordre moral, politique et réligieux établi. Mais à y regarder de plus près, le manichéisme affiché tient plus du ressort comique que de l’idéologie simpliste. Don Camillo et Peppone ne sont autres que Gendarme et Guignol, deux personnages parodiés à l’extrême, issus de la plus pure tradition comique italienne ; La Comedia Dell’Arte. Tradition comique inspira au théâtre français ses pièces les plus illustres, les plus populaires mais aussi les plus polémistes sous la plume d’un certain Jean-Baptiste Poclain dit « Molière ». En effet, derrière la farce surgit une parabole amère, fruit d’une pénible réalité économique et d’une réflexion politique nouvelle. A peine « Le Petit Monde de Don Camillo » s’est-il animé que les remarques cinglantes fusent. « Pauvre Madame Isabelle (… ) tout le village s’est cotisé pour lui acheter un réveil matin. Depuis, elle l’écoute chaque matin en attendant que le gouvernement lui donne une pension ». La voix off égratigne l’ordre social et accumule imperceptiblement les formules pamphlétaires.

« La patience des crève-la-faim eut raison de l’égoïsme des ventre pleins ». Autre dialogue bien senti et pour le moins très contemporain. N’y a-t-il pas phrase plus actuelle ? Et pourtant, le film est âgé de 52 ans, preuve que l’Histoire se répète sans cesse et que le prix de notre liberté dépend d’une lutte constante pour la sauvegarder. La sauvegarder de quoi ? De la pensée unique, celle qui affirme son bon droit et ne souffre aucune objection, celle des intérêts économiques masqués derrière un soi-disant recherche du bien être de tous. « Le Petit Monde de Don Camillo » n’a certes ni la couleur ni l’engagement du brûlot sartrien qu’est L’Auberge rouge. Il n’en est pas moins une fable drôle et douloureuse avant-gardiste (ou visionnaire, c’est au choix !) dont le plus grand des mérites est d’avoir étiré jusqu’à l’absurdité les limites de deux extrémités, la gauche et la droite, certaine que ce choc des idées, des époques, des croyances et idéologies peut engendrer une voix médiane dite « modérée ». Celle sur laquelle le plus grand nombre aime à zigzaguer rêvant partage, amour et paix. 3 belles utopies dont le monde a besoin pour fonctionner.

1er volet de la saga, « Le Petit Monde de Don Camillo » donnait ainsi le la. Partition rythmée aux improvisations drolatiques, cet univers révèlera à la fois un potentiel comique aujourd’hui encore rarement égalé ainsi qu’une audace politique exemplaire… 2ème partie de la critique dans Le Retour de Don Camillo.

Généralités - 4,0 / 5

Packaging véritablement collector, menus animées et par-dessus tout, une avalanche de suppléments. De quoi être aux anges !!! L’éditeur s’est transcendé pour réaliser une édition d’envergure événementielle. Non pas 1 mais 2 DVD avec des bonus foncièrement intéressants, voilà qui change des éditions anémiques signées René Château Vidéo. Logique ! « Le Petit Monde de Don Camillo » et Le Retour de Don Camillo étaient 2 titres DVD très attendus. Ali Baba et les 40 voleurs l’était aussi, ça n’a pas empêché l’éditeur de ficeler une édition simple sans aucun suppléments… pas même une bande-annonce. Le travail sur ces 2 trésors du cinéma français est exceptionnel et mérite d’être salué !

La galette insérée, c’est le rêve qui continue avec introduction et images du film restaurées qui défilent une à une sur la très belle musique d’Alessandro Cicognigni. Côté transfert, c’est le paradis sur terre avec un noir et blanc éclatant et contrasté. S’il ne restait quelques imperfections bien naturelles, on eut pensé que le film fût tourné hier. La restauration tant visuelle que sonore est proprement hallucinante et indique un immense respect de l’éditeur pour l’oeuvre ainsi que pour les acheteurs de DVD. Les puristes auront beaucoup de mal à critiquer un tel transfert manifestement l’un des plus réussis depuis Les Tontons flingueurs. Un bel ouvrage artistique empreint d’une touchante passion nostalgique.

Bonus - 4,0 / 5

Bien entendu, les dévédéphiles avides que nous sommes ne seront jamais assez gavés de suppléments. Il manque une vraie biographie, il manque une rétrospective et par-dessus tout il manque un documentaire entier consacré à Gino Cervi, autre grande star du « Petit Monde de Don Camillo ». Hormis un premier documentaire sur l’univers de l’auteur, Giovannino Guareschi, les bonus sont entièrement phagocytés par l’immense personnalité de Fernandel. Au point qu’on en vient à se demander si l’éditeur ne s’est pas concentré sur la biographie de Fernandel pour dynamiser les ventes de DVD auprès d’un public familial avant tout. Du même coup, la genèse, la technique et le tournage sont réduits à l’état d’anecdotes, certes croustillantes, mais un tantinet bavardes. Cependant, le cinéphile arrivera à grappiller, parmi cet amoncellement factuel, quantités d’analyses pertinentes sur l’écriture et le tournage du « Petit Monde de Don Camillo » ainsi que sur les raisons de son immense succès populaire.


A la recherche de Don Camillo et du Petit Monde de Govannino Guareschi (51’40)

Formidablement structuré, original et poétique, ce documentaire est une merveille. A travers une mise en scènes à la fois simple et recherchée, l’éditeur nous emmène en ballade. Direction la Plaine du Pô afin de retrouver ce petit village qui a servi d’inspiration à Guareschi et de base à la production. Les témoignages s’enchaînent livrant à notre connaissance des éléments capitaux. 3 curés ont inspirés Don Camillo. Pourquoi et comment ? Tout nous est révélé. Puis c’est au tour de Peppone, engendré par 2 modèles, d’exister… enfin !!! Seule et unique occasion de parler de l’excellente composition d’un Gino Cervi inspiré par un personnage d’une grande richesse et d’une réjouissante complexité. Sans lui, pas de Don Camillo puisque le principe même du film repose sur l’affrontement qui annule les extrêmes et trace une voie médiane. Guareschi l’a voulu ainsi puisqu’il pousse ses deux protagonistes jusqu’à la mauvaise foi et à l’absurdité. Caricaturiste de talent, Guareschi fait ici à son tour l’objet d’un portrait avec cette nostalgie poétique qui nous rappelle combien il est délicieux de plonger dans son univers. A l’appui de ce portrait, des images d’archives, des extraits du film, des témoignages de proches de Guareschi sans oublier les témoignages des figurants de l’époque. De quoi être comblé !

Fernandel raconté par Franck et Vincent Fernandel (29’11)

Si le début du documentaire éveille en nous quelques craintes (notamment celle d’assister à une nauséeuse séance de potins), la suite les dissipe heureusement très rapidement. Principale raison : fils et petit-fils sont intarissables sur cette immense acteur qu’est Fernandel et focalisent tous leurs efforts à nous décrire son rapport particulier au métier de comédien. On découvre un Fernandel stricte presque guindé au professionnalisme à toute épreuve et parfaitement lucide sur les enjeux du cinéma et sa place dans cette gigantesque industrie. Son aura et sa popularité l’élèvent aujourd’hui au rend de mythe mais derrière ce joli conte de fée fils et petit-fils dessinent un acharnement constant de Fernandel à se perfectionner, à improviser, à travailler cette force comique qui est la sienne avec une seule et unique règle ; toujours rester honnête envers le public. Sur une interview aux allures de discussion à bâton rompu, ce documentaire transforme l’anecdote en information. On regrettera néanmoins l’absence d’un vrai travail de fond avec photos, extraits et archives en sous-main.

Archives : « Sur le tournage de Don Camillo et les Contestataires » (2’50)

C’est un peu court jeune homme !!! Dommage, c’eut pu être intéressant mais en 3 minutes que dire et surtout que faire passer ? Fernandel, attablé, répond aux questions d’un envoyé spécial pour le journal de 20 heures. Il est en plein tournage du 6ème Don Camillo, celui qu’il ne finira jamais, et s’attache à justifier son choix d’avoir rempilé pour un autre épisode de cette truculente saga. Au passage, le journaliste souligne l’ambiguïté du discours du film. « Le message est il en la faveur ou en la défaveur des contestataires ». Fernandel élude en répondant à côté. Il feint de n’avoir pas compris le sens de la question. Le subterfuge révèle très clairement cette volonté de ne pas s’engager sur le terrain de la controverse politique… terrain de prédilection pourtant du « Petit Monde de Don Camillo » qui polémique sans en avoir l’air. Court mais intense !

Galerie de photos et Filmographie

Fixe, muette avec 3 pauvres noms, la filmographie s’avère bien inutile. Pourquoi avoir mis cette section ? Sans doute par réflexe ou par habitude. Il aurait fallu lier les noms à des images ou des sons… histoire d’obtenir quelque chose d’à peu près interactif. Bref… une filmo, c’est bien quand ça sert ! Même punition pour la galerie photo qui ne défile pas, n’est pas sonorisée et par-dessus tout ne contient aucune photo de tournage. Hormis l’affiche, le reste n’est qu’un pillage iconographique du film, ce qui n’a aucune espèce d’utilité.

Bandes-annonces (2’12)

Bonus inestimable que d’avoir les bandes-annonces d’origine et de surcroît plutôt bien restaurées. 4 bandes-annonces pour les 4 autres films de Don Camillo.. De solides bandes-annonces qui donnent envie de voir ou plutôt de revoir la suite !!! Seul regret : elles sont uniquement diffusées en VOST. Pourquoi n’avoir pas laissé le choix de les consulter en italien ou en français ? Le doublage italien de Fernandel lui fait perdre sa personnalité et une grande partie de sa force comique !!!

Image - 4,0 / 5

Pas la peine de tergiverser, le transfert est tout simplement éblouissant pour un film qui (on le rappelle) souffle ses 52 bougies. Comment imaginer même qu’une oeuvre ait aussi bien traversé le temps. Il y a quelque chose d’irréel dans le fait d’observer une image aussi nette, aussi peu tâchée et bruitée. Certains d’entre vous regretteront le charme des rayures et des traits sans parler de la neige dont leurs vieilles cassettes vidéo du « Petit Monde de Don Camillo » et du Retour de Don Camillo était bardées. Mais faut-il pour autant associer trésors du cinéma et mauvaise qualité d’image ?

Cela semble un brin extrême car la qualité de l’oeuvre est inhérente à la perception du cadre, des objets et des personnages qui s’y trouvent. Ici, on peut savourer pleinement le jeu subtil des contrastes (cf les scènes le long des rives du Pô), la richesse de la mise en scène (cf le départ à la gare) ainsi que les mimiques et oeillades que s’échangent les acteurs (cf la quasi-totalité du film). Don Camillo utilise une composition qui met en scène deux protagonistes voire plus à chaque plan. Don Camillo et Peppone la plupart du temps, Don Camillo et Jésus, Peppone et les membres du parti… D’où l’importance d’une qualité qui puisse rendre hommage aux différents têtes à têtes et collectifs.

L’image du « Petit Monde De Don Camillo » et du Retour de Don Camillo joue sur la lumière et les nuances. Palette allant du blanc aveuglant (lumières divines) à la complète obscurité (scènes de l’église immergée avec utilisation de l’ombre chinoise), celle de Don Camillo passe par tous les états. Savoir-faire indéniable de Julien Duvivier, exigence d’un film qui décrit avec force couleur une palette d’émotions. Des émotions que ce transfert a su parfaitement rendre et même magnifier. L’éditeur donne ainsi aux films une seconde jeunesse et permet au dévédéphile de les découvrir comme s’il s’agissait de la première fois !

Son - 4,0 / 5

Des voix claires, une musique solennelle qui fait chanter basses et aigus accompagnées de bruitages discrets mais présents. Voici ce qui vous attend sur les éditions du  » Petit Monde de Don Camillo » et du Retour de Don Camillo. Traitées avec le même soin et le même respect (mono français ou italien avec sous-titres français, anglais ou espagnols), les deux titres mettent essentiellement l’accent sur les répliques et les musiques, l’essence de toute comédie. Ce sont les répliques cinglantes et la musique cabotine qui donnent son sel et son identité à la série des Don Camillo. (cf. La scène du meeting interrompu par les cloches de Don Camillo ou bien encore celle du confessionnal avec ses dialogues mitraillettes).

Le DVD est très rarement pris en défaut et quand il l’est c’est pour nous rappeler son âge. La remasterisation du son est (à l’instar de l’image) extraordinaire. Inutile néanmoins de vous bercer d’illusion, c’est du mono, donc ça se passe exclusivement à l’avant et ce n’est pas avec ce type de format sonore que vous testerez les performances de votre installation. Cependant, un bon mono est toujours très plaisant. Ici c’est du mono de premier choix. L’écouter est un bonheur !

Vient enfin le débat VO / VF. Que choisir entre français et italien ? Simple ! Soit vous avez envie d’entendre les voix originale de la majeure partie du casting y compris celle de Gino Cervi est vous choisissez l’italien, soit vous ne résistez pas à la tentation d’entendre la voix chantante de Fernandel et vous choisissez le français. Il y a fort à parier que les nombreuses rediffusion télé vous orienteront vers le français. Il est vrai que l’inimitable accent du plus grand comique français a de quoi décider les plus VOphiles d’entre vous à opter pour une version VFisée.


Excellente projection à toutes et tous… avec la bénédiction de Don Camillo !

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Rétroprojecteur Toshiba 43PH14P
  • Toshiba SD-330ES
  • Onkyo TX-DS797
  • système d'enceinte 5.1 Triangle
Note du disque
Avis

Moyenne

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David
Le 12 août 2004
Les dialogues français sont de l'écrivain René Barjavel.
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titi
Le 10 juillet 2004
Note de 10/10 pour le film mais... 0/10 pour l'image; ce qui explique la note finale.
Car si l'image a été nettoyée (mais elle accuse toujours le poids des ans, il ne faut pas s'attendre à des miracles [!]) la compression, elle, est CATASTROPHIQUE ! Le fourmillement sur les arrière-plans (surtout le ciel) est très visible.
Ne pas maîtriser la compression d'un film en noir et blanc de 90 minutes relève, pour cette édition, d'une grave négligence ou d'une incompétence crasse (le contrôle de qualité ça existe !). Et la présence du film en version italienne sur le DVD (donc deux fois moins de place) n'explique pas du tout une telle carence technique !
Quand le client achète un DVD c'est pour avoir une qualité très supérieure à une VHS !
Mis à part ce (très gros) défaut, la bande-son, a subit un petit bain de jouvence bienvenue, mais sans être massacrée, elle...
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[blofeld]
Le 3 juin 2004
Vite la suite !!!

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