Petit massacre entre amis : le test complet du DVD

Nine Lives

2002. Réalisé par Andrew Green
Avec Rosie Fellner, Vivienne Harvey et Paris Hilton

Édité par La Fabrique de Films

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Le 01/02/2005
Critique

Et c’est parti pour 85 minutes de souffrance ! Mais pas celle à laquelle on s’attendrait. Sur un scénario mal torché (9 individus dans un manoir écossais sont tour à tour possédés et se trucident joyeusement), Andrew Green, dont c’est ici la première oeuvre, ficèle un gros navet à coup de dialogues insipides et d’insupportables clichés. Le résultat de tout ceci tient de la connerie la plus abyssale. Rien ne tient debout, pas même la caméra qui en perd son latin à débiter plans après plans de grotesque images d’acteurs fort improbables (pas un d’entre eux ne sait jouer).

D’une telle combinaison (absence de scénario + absence d’acteurs), rien de potable ne sort…pas même une vague idée. Quant à l’exploitation d’un tel nanar, l’éditeur aurait été plus inspiré d’oublier….même en vidéo. Certes, il y a le titre qui pompe littéralement sur le film culte de Danny Boyle pour jeter la confusion parmi de malheureux acheteurs. Certes, il y a l’affiche qui exhibe ostensiblement un couteau ensanglanté pour faire croire à une réminiscence de Scream. Certes il y a le genre à mi chemin entre thriller et horreur. Et puis il y a Paris Hilton dont la performance tient plus de l’apparition et le jeu d’actrice d’un gag.

Mais la tromperie n’ira pas plus loin. A peine la scène d’ouverture bâclée, nous voilà ostensiblement plongé dans un nauséeux nanar qui oscille entre suggestion et démonstration. Suggestion parce que le réalisateur, scénariste et producteur pour le coup, a sans doute eu du mal à réunir assez d’argent pour des effets spéciaux dignes de ce nom. Du coup on suggère, ça coûte nettement moins cher. Démonstration parce que dès qu’il le peut, le réalisateur s’attarde sur ce qu’il pense être son atout majeur : son casting féminin. Quand on a rien à dire au spectateur, autant le faire saliver. Pas de chance, là encore, c’est le niveau 0. Décidément, devenir réalisateur ne s’improvise pas.

Le spectacle a quelque chose de putride. Pire, il sent la mort, la fabrication, l’absence d’aspérités qui aurait dû le rendre vivant. Rien de plus triste et de plus laid que la standardisation. Il est d’ailleurs là le massacre : nous imposer le formatage à outrance dans cet ersatz de série Z. Genre formaté, casting formaté, histoire formatée, émotions formatées…et on regrette le temps où la Hammer donnait vie à de curieuses expériences sur pellicule. Des expériences outrancières, certes dénuées de moyens et jouées approximativement, mais qui sentaient l’idée même sotte ou incongrue. Ici, les seules odeurs nauséabondes dont cette immondice nous gratifie sont la mort et la volonté de tirer un quelconque bénéfice

« Petit Massacre entre Amis » s’inscrit dans cette tradition moderne de nanars repris et distribués par amour de l’argent. Pourquoi ? Parce qu’il n’exige qu’un faible investissement et dégage généralement un gros retour sur investissement. De la crotte : c’est ce que ça vaut. A voir, à conspuer et à immédiatement oublier.

Généralités - 1,0 / 5

Pas la peine de trop s’attarder. Le Packaging et les menus sont à l’image du film. Hideux et sans aucun intérêt. Quant à l’affiche du film : égalité avec Terreur.com.

Côté son et image, c’est complètement raté. Il faut dire que le matériau de base est sérieusement avarié.

Une absurdité mal torchée mal encodée, voilà ce qu’est  » Petit Massacre entre Amis » !

Bonus - 1,0 / 5

Et voilà la partie qui détend. L’interview de Paris Hilton et de l’équipe du film ainsi qu’une misérable bande-annonce seront les seuls bonus de ce DVD. Mais quels bonus. Aussi bien l’un que l’autre ont tout d’un gag. fous-rires garantis :

- L’interview de Paris Hilton et de l’équipe du film (20 minutes environ – VOST)

Si vous êtes curieux d’entendre les interviews les plus tartes jamais réalisées, ces interviews sont pour vous. Paris Hilton en tête…il faudra toutefois vous tenir prêts car cette fameuse interview ne dure qu’une poignée de minutes. Oui Oui Oui, « ce réalisateur sait ce qu’il veut, il est doué, il sait diriger les acteurs »…non sans déc ! Il y avait des acteurs là dedans ? Peut-être en bonus caché, on ne sait jamais. Des interviews de cet acabit, vous en avez une petite douzaine. Et comble de joie, certaines tentent même de vous expliquer la vision du réalisateur. Quant à l’artiste, il vous narre avec simplicité la manière dont il a travaillé. Ca n’est pas inintéressant, c’est juste mortellement barbant.

Image - 1,0 / 5

Filmé en vidéo et mal filmé en plus, l’éditeur n’a eu que peu de choix. Toutefois, côté encodage, le film atteint des sommets de laideur. Gros carrées, couleurs délavées…bref un spectre image d’une étroitesse rarement égalée. Même Le Projet Blair Witch n’avait pas osé livrer ce genre d’image digne des premiers camescopes. Zéro, c’est ce que ça vaut !

Son - 1,0 / 5

Sans rire, l’encodage affiche du Dolby Digital 5.1. Dans le genre foutage de gueule, « Petit Massacre entre Amis » décroche la palme. Spectre riquiqui, ambiance faussement effrayante, surround quasiment inutilisés…bref en VF comme en VO, le son est calamiteux. Jamais 5.1 n’aura eu de fonction plus commerciale

Bonne séance…pour les rares courageux qui auront délibérément choisi de voir ce fil…voyez je n’arrive même pas à le dire !

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Rétroprojecteur Toshiba 43PH14P
  • Toshiba SD-330ES
  • Onkyo TX-DS797
  • système d'enceinte 5.1 Triangle

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