La Dernière maison sur la gauche : le test complet du DVD

Last House on the Left

1972. Réalisé par Wes Craven
Avec David Hess, Lucy Grantham et Sandra Cassel

Édité par Antartic

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Le 08/01/2001
Critique

La réputation sulfureuse de « Last House on the Left » n’est plus à faire. Le deuxième film de Wes Craven (le premier - effacé de la plupart des filmographies - était un porno) s’inspire très librement de « La source » d’Ingmar Bergman, façon survival glauque avec caméra à la main et gore dégoulinant. Le film décrit de façon explicite les humiliations, les tortures, les viols et le meurtre de deux jeunes filles qui tombent dans les mains d’une bande de voyous. Mais l’histoire n’est pas finie. Les malfrats se réfugient par erreur dans la maison des parents d’une des victimes, et la vengeance sera atroce. Même si le film a beaucoup vieilli, « La dernière maison sur la gauche » demeure un slasher-movie extrême, à ne pas mettre dans les mains des âmes sensibles. 30 ans après sa gestation, le film perd beaucoup de son impact. Mais il représente un document historique de l’âge illuminé des horror movies brutes et sauvages, lorsque les Tobe Hooper et Carpenter tournaient leurs films sans se soucier des sondages marketing et du politically correct. Images d’autres temps, donc…

Généralités - 5,0 / 5

Il s’agit d’un disque à 99 francs édité par un label ultra- indépendant, mais on ne s’aperçoit pas pour un seul instant. Plein de DVD « premium » n’ont pas la moitié de ses contenus ! Un packaging de toute beauté, avec disque sérigraphié. Si les menus sont fixes (mais en 16/9), le livret de 8 pages dépliées vaut amplement le détour : son long texte explique le contexte social de cette oeuvre extrême de Wes Craven. L’éditeur fait l’effort de récupérer la VO ; en revanche, les sous-titres français sont imposés sur la bande-son originale. Note : le disque ne mentionne pas de quel montage du film s’agit-il (« La dernière maison sur la gauche » fut amplement persécuté par la censure à plusieurs reprises). D’après nos souvenirs, il s’agit d’une version très complète : sans doute pas le montage ultime du film, mais une édition qui remet en place les scènes gore coupées dans d’autres marchés.

Bonus - 3,0 / 5

Le vrai supplément du disque est son livret. Il retrace avec efficacité le contexte du film, et il propose aussi une filmographie vraiment complète de Wes Craven. Cette dernière se retrouve aussi dans le disque (en mode déroulant). Son bonus principal est la bande-annonce originale (en VOST), avec son slogan qui fit le tour du monde : « it’s only a movie…it’s only a movie… »). Une vraie pièce de collection.

Image - 2,0 / 5

Hum. On connaît les conditions limite du tournage, et le budget limité du film. Personne ne s’attend pas à des miracles. Mais la compression offre un petit festival de fourmillements et drops vidéo. La définition est au stricte minimum. En revanche, l’état de la colorimétrie est dans un état meilleur de ce qu’on aurait pu craindre. Honneur aussi à l’éditeur, pour avoir proposé un master en 16/9, ce qui n’était pas du tout évident.

Son - 2,0 / 5

Des fréquences très limitées, mais la VO et la VF (en mono) restent malgré tout assez claires et intelligibles. La chanson country-pop « The road leads to nowhere » donne un aspect encore plus décalé au film

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony 715
  • Onkyo TX-DS474
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée
Note du disque
Avis

Moyenne

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Marc
Le 26 août 2009
Pas de commentaire.
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Josquin
Le 17 novembre 2005
Avant d'être un réalisateur de films d'horreur ( ce dont il se repend maladroitement aujourd'hui ), Wes Craven était un pornographe, et cela se sent dans " La dernière maison... ". Deux parmi les quatre bandits ( le grisonnant maniaque du couteau et celui qui joue le frère aîné ) sont à n'en pas douter des acteurs de films X. C'est à peine s'ils ne l'ont pas tatoué sur le front.
Craven s'essaie pour la première fois à un style connaissant un renouveau au début des 70's. Résultat : un film de série Z bancal de bout en bout. Le réalisateur évoque malignement ce qui pourrait être ouvertement montré, tel qu'il en sera pour l'Exorciste et Cannibal Holocaust, malgré une censure impitoyable.
Peut-être Craven se disait-il que " si Kubrick exhibe tant de choses humiliantes et trash dans Orange Mécanique, j'en suis aussi capable ". N'est pas Kubrick qui veut. Cependant, caméra sur l'épaule, il s'ingénie à des vues intéressantes, avec une drôlerie d'opposition entre l'Amérique gentillette ( moraliste, mais pas trop ) et celle tout droit sortie du caniveau. Ces soudains traits de génie ne durent pas. Une perversité et un sadisme insoutenables l'emportent toujours sur une qualité de scénario. D'ailleurs, où est celui-ci ? La plupart du temps, les scènes semblent improvisées, et les acteurs ( hormis les parents de la jeune fille ) n'ont aucune maîtrise à ce propos.
On est en droit de se demander quel fut le préjudice moral pour les deux jeunes femmes après un pareil film tant son infâmie ne connaît de limites.
La mise en scène péche également par un manque de moyens. Là où il devrait y avoir du gore ( le 1er recensé étant " blood feast ", 1963 ), la caméra s'évase de côté, suggérant à nouveau, privant le spectateur de son voyeurisme.
Si le film vous est inconnu, franchement vous n'avez rien loupé.

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