La Revanche de Freddy : le test complet du DVD

A Nightmare on Elm Street Part 2: Freddy's Revenge

Édition Prestige

1985. Réalisé par Jack Sholder
Avec Mark Patton, Kim Myers et Robert Englund

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 29/10/2002
Critique

Jesse est un ado blondinet perturbé. Et pour cause : de toutes les maisons vides qui existent aux Etats-Unis, il fallait que ses parents achètent celle de Elm Street où vivait autrefois la Nancy de (Les Griffes de la nuit). Jesse pense qu’une entité maléfique essaie de s’emparer de son corps, et la suite des événements lui donnera raison.

La Revanche de Freddy est le film de la saga qui trahit les règles. La notion du non-lieu féerique des rêves et cauchemars - pourtant bien entretenue par une puissante séquence au début - est vide abandonnée, en faveur d’une classique invasion de l’intérieur. L’infidélité se déchaîne dans la scène où Freddy sort du rêve pour se propulser dans le monde réel.

Des choix malheureux mais nécessaires. Car La Revanche de Freddy - ou plutôt son succès - est la pierre d’angle qui permet à Freddy Krueger de devenir une « franchise ». Et, rétrospectivement, on pourra même lui trouver des qualités. La Revanche de Freddy passe à l’histoire comme le seul quasi-gay movie de la saga, avec des fantasmes horror-sadomaso plutôt explicites. Et, malgré un scénario qui s’effrite, Jack Sholder arrive tout de même à maintenir une certaine cohésion d’ensemble.

On pourra même pardonner au film le choix malheureux d’un groupe d’acteurs qui ne sont pas vraiment à la hauteur de la tâche (une fille est le clone parfait d’une Meryl Streep jeune), et Jack Sholder reviendra ensuite à son thème de l’invasion de l’intérieur, dans le beaucoup plus amusant « Hidden ».

Généralités - 4,5 / 5

Deux ans après la sortie en Zone 1, la saga intégrale des Freddy arrive en France. Seuls (en Digipack 3 volets à l’unité), ou accompagnés (le tout dans un coffret).

L’attente a permis à Seven7 de soigner la localisation du produit et corriger les erreurs de jeunesse du Z1. Le design du packaging - jaquette française rouge sans d’un coté, visuel US sur l’entre-volet - est luxueux. Des petits compléments sur les cotés montrent que l’éditeur sait bichonner les gore-fans. Sans être chargée, l’ergonomie des menus va droit au but.

Si la remasterisation audio en 5.1 (même en français) est un réel atout, S7 étonne pour « locker » le changement de langue à la volée. Et même si cette tendance à vouloir fragmenter les interviews en de nombreux micro-documentaires est franchement irritante, dans l’ensemble le DVD est un killer.

Bonus - 3,0 / 5

Comme le film est un titre mineur de la saga, le choix des bonus est moins riche par rapport à d’autres épisodes.

Le clou de l’ensemble est constitué par les documentaires (VOST), qui retracent en ordre séquentiel tout au long des 7 DVD le chemin de la saga. Pour être tout à fait franc, cette manie de couper la tarte en quatre pour vendre chaque tranche comme un mini-documentaire, est très ennuyeuse.
Mais heureusement, le contenu prime sur l’ergonomie. Surtout grâce à Jack Sholder et Robert Shaye, qui sont des bons conteurs d’histoires. Le réalisateur reconnaît à posteriori la thématique gay du film et le fait que certains choix (propulser Freddy dans le monde réel) n’allaient pas dans le sens de la saga. Et si chez Métropolitan ils ont vu les interviews en entier, que quelqu’un envoie au pauvre Robert Englund cette affiche française qu’il demande à haute voix !

La bande-annonce (VOST) est en 16/9 et 5.1. Autre élément commun à tous les DVD de la saga, l’accès direct aux cauchemars du film.

Deux pages de filmographies (8 personnes) bouclent le tout.

Dommage pour l’absence - pour des raisons de droits - des nombreux bonus DVD-Rom inclus sur la galette yankee.

Image - 3,5 / 5

La Revanche de Freddy est un film où il ne faut pas confondre la pauvreté des moyens de la production pour des imperfections de l’encodage. Un fix de détail aurait été le bienvenu, mais était-il présent sur la copie 35 mm ? Le travail sur les contrastes est réussi. Mis à part un petit début de solarisation sur une scène de brouillard, l’image tient la route.

Son - 3,5 / 5

La VO 5.1 n’est pas aussi percutante que celle d’autres films de la saga. Les shriiiiiiiiiiiiiek des lames de Freddy sur les surfaces métalliques sont toujours une jolie torture pour les oreilles, mais le rayonnage des graves est plus déficitaire et le détail de l’ambiance sonore n’est pas là.

En contre-partie, la remasterisation 5.1 de la VF est honnête. Malgré la pauvreté des sources, les tons aigus sont plutôt bien retranscrit (ou boostés). Comme d’habitude pour les films de cette époque, les voix centrales priment sur la bande son. A noter également la présence de la VF en mono d’origine.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony 300
  • Denon AVR-1801
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée

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