Justice League : le test complet du Blu-ray

Blu-ray + Digital HD

2017. Réalisé par Zack Snyder
Avec Ben Affleck, Henry Cavill et Gal Gadot

Édité par Warner Bros.

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Critique

Justice League

Après avoir retrouvé foi en l’humanité, Bruce Wayne, inspiré par l’altruisme de Superman, sollicite l’aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent - Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash -, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d’une attaque apocalyptique…

FACTICE LEAGUE

Alors que l’univers cinématographique de Marvel galope au niveau box office avec plus d’une quinzaine de films qui rencontrent tous un certain voir un colossal succès, il faut bien admettre que dans la maison d’en face, chez DC Comics, on traîne un peu la patte sans réussir à rassembler largement les fans.

L’un des problème, ce sont les licences de personnages qui évoluent chacune dans leur coin, que ce soit en série ou en film on a déjà sur les bras deux Flash et deux Batman différents en l’espace de quelques années. Second problème avec des différents artistiques évidents au sein de la production et des changements de direction assez conséquents dans le ton. C’est tout à fait évident avec ce Justice League, imaginé tout d’abord par Zack Snyder dans la suite de son Man of Steel et de Batman v Superman : L’aube de la justice, avec donc une ambiance assez sombre et adulte, qui a été remplacé au pied levé par Joss Whedon suite à un drame familial. Oui, le même Whedon qui officie dans le camp d’en face sur la saga des Avengers, qui a fait bifurquer le film vers une ambiance cour de récré. Les esprits les plus retords se sont même demandés si Whedon n’avait pas fait exprès de saboter le DCU (DC Universe) au profit du MCU (Marvel Cinematic Universe) !

Justice League

Les fans réclament à corps et à cris un Snyder’s Cut de Justice League, mais c’est peine perdue, il faudrait retourner des scènes et faire admettre aux pontes de la Warner qu’ils se sont trompés…

À l’arrivée, Justice League n’est donc vraiment pas à la hauteur de l’attente. Des faits sont lancés à la figure du spectateur sans aucun contexte (d’où sortent les bestioles volantes dès le début du film, d’où vient cette colonne de lumière qui les fait débarquer sur Terre…les fans des comics le savent, mais pas le grand public), on ne sent pas le danger monter pour la population, les nouveaux héros arrivants n’ont droit qu’à quelques scènes d’introduction et acceptent quasi instantanément de participer à la Ligue, les gags et dialogues grinçants sont certes drôles mais désamorcent trop le ton et les effets spéciaux manifestement terminés à la va vite terminent de décrédibiliser le tout. À ce dernier égard, Steppenwolf, LE méchant du film est un ratage artistique et technique comme on en a rarement vu… animé à la pelle, expressions incompréhensibles, look plastique… difficile de le prendre au sérieux !

On retiendra en revanche une bonne idée qui vient du compositeur Danny Elfman, qui remplace ainsi Hans Zimmer qui commence à saturer des films de super-héros. Son idée part de la constatation que chaque nouvelle réinterprétation d’un héros apporte aussi une nouvelle identité musicale, privant ainsi le spectateur d’un précieux clin d’oeil sonore. Elfman a alors décidé de conserver à chaque personnage son thème précédemment établi, en tout cas en ce qui concerne ceux que l’on a déjà rencontré. C’est ainsi qu’il reprend son propre thème de Batman, et lui adjoint ceux de Wonder Woman composé par Rupert Gregson-Williams et de Superman composé par Hans Zimmer (il n’a donc pas été jusqu’à reprendre le thème de John Williams).

Une ligue de super-villains (Injustice League ou Legion of Doom) est attendue dans le Justice League Part Two prévu pour juin 2019, et on ne sait pas si il faut se réjouir de l’arrivée de plus de noirceur ou s’il faut craindre un nouveau maelstrom d’action précipitée. Zack Snyder étant normalement de retour, on peut imaginer qu’il corrigera le tir de ce pétard un peu humide.

Justice League

Généralités - 3,0 / 5

Boîtier Blu-ray écolo (moins de plastique grâce à un intérieur très ajouré, jaquette au visuel assez douteux et très photo de classe, le tout dans un surétui verni. Menus Warner très classiques sur fond de musique de film et d’image fixe de la fameuse photo de classe. Un leaflet propose la copie digitale du film.

Bonus - 4,0 / 5

1h45 de suppléments à se mettre sous la dent. C’est massivement promotionnel et surtout composé de featurettes, mais on peut y glaner quelques anecdotes et infos intéressantes.

On commence par Le retour de Superman, deux scènes coupées qui suivent les premiers pas du retour de Superman et montrent bien que la vision d’origine de Zack Snyder était bien plus contemplative. On pourra apercevoir ici le fameux costume noir.

En route vers la justice trace un historique de la Ligue des Justiciers, depuis le comic book des années 60 jusqu’au film en passant par les différentes itérations animées. Un petit quart d’heure pour ça paraît bien évidemment trop court, mais ça a au moins le mérite de donner l’envie de se replonger des les BD d’origine.

Au coeur de la justice étend ce regard sur la Ligue en se concentrant sur ses 3 piliers (Batman, Wonder Woman, Superman) et surtout sur leur incarnation dans le récent DCU.

La technologie dans Justice League avec son ton très sensationnaliste propose de faire l’inventaire des gadgets et technologies utilisés par les personnages du film. C’est l’occasion de quelques belles et intéressantes images en coulisses. Encore une fois un peu trop court.

Justice League

Après les 3 piliers de la Ligue, il est temps de s’attarder sur les 3 nouveaux arrivants dans le DCU, ce que permet Justice League : Les nouveaux héros en s’attardant sur les origines de Cyborg, Aquaman et The Flash, de leur origine dans les comics jusqu’au film. On notera tout de même au passage que tout ces bonus nous rappellent que Green Lantern est un membre extrêmement récurrent de la Ligue dans les comics ou les séries animées, mais qu’il est absent du film (Warner n’a peut-être toujours pas digéré le bide retentissant du film Green Lantern (2011).

C’est ensuite le moment de revenir sur les origines de Steppenwolf, le bad guy du film. Steppenwolf, le conquérant nous permet d’ailleurs de boucher quelques lacunes laissées béantes par le manque de contexte dans le film.

Plus proche des coulisses et de la production du film, les 4 analyses de scènes s’attardent sur les cascades, l’entrainement physique, les chorégraphies de combat, la logistique de certaines séquences en décors réels… ce qui reste impressionnant.

Et c’est déjà la fin avec Les costumes de la League qui, comme son nom l’indique, part dans les coulisses de la conception des impressionnants costumes des super héros.

Image - 5,0 / 5

Avec autant de confusion et d’action trépidante, on pourrait craindre pour l’encodage, mais le master et l’AVC sont soignés et présentent une image impeccable. La définition est au taquet, presque trop parfois face à des plans à effets spéciaux qui auraient préféré cacher leurs imperfections. Luminosité, couleurs et contrastes sont également au rendez-vous.

Justice League

Son - 4,5 / 5

Après avoir boudé le son HD pour la France, Warner tire dans tous les sens avec cette fois du Dolby ATMOS (piste TrueHD) en VF, Dolby ATMOS (piste Digital Plus) en VOST, auxquelles il ajoute une double piste DTS-HD Master Audio 5.1 (VF et VOST). Il faut donc choisir son camp avec attention, selon que l’on préfère la profondeur, les basses, la spatialisation, la VF ou la VO… Pour synthétiser un peu le tout, on peut dire que la piste ATMOS VF présente une spatialisation très aboutie, mais fait preuve d’un certain manque de panache et de profondeur. La VOST ATMOS répond avec un peu plus d’énergie, une belle spatialisation également, mais un manque de dynamique certain du fait de son encodage Digital Plus, plus limité.

De leurs côtés, les pistes DTS-HD MA 5.1 proposent des ambiances plus diffuses avec une spatialisation moins nette, mais font preuve d’une énergie bien plus concrète. Choix difficile.

Justice League

Crédits images : © 2016 Warner Bros. Entertainment Inc., Ratpac-Dune Entertainment LLC and Ratpac Entertainment, LLC

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT700
  • Sony PlayStation 3
  • Ampli Denon AVR 2807
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1)
  • Diagonale image 302 cm
Note du disque
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ouioui
Le 3 avril 2018
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