Roar : le test complet du Blu-ray

Combo Blu-ray + DVD

1981. Réalisé par Noel Marshall
Avec Tippi Hedren, Noel Marshall et Melanie Griffith

Édité par Rimini Editions

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Critique

Roar

Madeleine part avec ses enfants en Afrique retrouver son mari Hank, un scientifique qui se bat pour la protection des espèces menacées. Hank vit au milieu des fauves, dévoué totalement à son travail, jusqu’à mettre en danger sa propre famille…

FAUVE QUI PEUT !

Une folie, une panique, et des cris pendant près d’une heure et demi ! Découvrir Roar aujourd’hui, c’est être le témoin d’une expérimentation humaine et cinématographique complètement folle. 150 animaux, dont une majorité de fauves, réunis en Californie, au coeur d’un scénario qui ne fait finalement que décrire la presque véritable vie de Noel Marshall (producteur de L’Exorciste) et Tippi Hedren (Les Oiseaux) dont l’amour de l’Afrique et des « gros chats » les amènera à vivre avec l’un d’eux et à gérer une réserve qui recueillera des dizaines de fauves.

La réputation du film s’est donc faite sur la présence de ces nombreux lions et autres panthères, mais surtout sur le fait que le tournage, si il n’eu aucun impact sur les animaux, fut le théâtre de dizaines de blessures côté humain, que ce soient les acteurs ou les membres de l’équipe de tournage.

Gangrène pour Noel Marshall, jambe cassée pour Tippi Hedren, chirurgie faciale pour Melanie Griffith alors adolescente, points de sutures à gogo pour tout le monde… ce fut un véritable carnage. Les critiques d’époque et actuelles s’en sont d’ailleurs donné à coeur joie : « C’est comme si Walt Disney était devenu fou et avait tourné une version snuff-movie des Robinsons des mers du sud. » ou encore « C’est comme regarder une version live du Roi Lion avec Mufasa qui vous tient un couteau sous la gorge »…

Roar

Le plus paradoxal avec Roar, c’est que tout ce danger apparent a bien du mal à atteindre le spectateur car si jouer avec un fauve le plus gentil qui soit reste dangereux de par sa puissance parfois incontrôlable, il est évident qu’il n’a pas l’intention réelle de blesser ou d’attaquer les humains. Les acteurs humains du film ont finalement du mal à se positionner : si il jouent vraiment la terreur et se mettent franchement à fuir devant les fauves, ceux-ci vont réagir en conséquence et devenir vraiment agressifs ; sachant cela, leur concentration de jeu s’en ressent vraiment et les émotions sonnent vite faux. Et puis que dire du scénario : Hank loupe l’arrivée de sa famille en Afrique, tandis que celle-ci se retrouve coincée par les fauves dans la maison qui doit les accueillir. La plus grosse partie du film consiste donc en une partie de cache-cache involontaire entre Hank et sa famille et la dite famille avec les fauves qui les débusqueront où qu’ils se cachent… le tout se terminant dans la joie des retrouvailles et dans une allégresse presque Disneyienne…

Le résultat est déconcertant au possible et fait dire à la fin du générique qu’on aurait préféré un véritable documentaire de défense de ces animaux chassés pour leur peau, plutôt que cette fable un brin hystérique.

Roar

Généralités - 5,0 / 5

Mine de rien, l’éditeur français indépendant Rimini Éditions est en train de se construite une solide réputation de (re)découvreur de trésors et autres curiosités avec, dans la majorité des cas, une proposition HD pour ces titres.

Cette réputation est confirmée avec Roar qui est proposé ici en combo Blu-ray / DVD dans un boîtier Keep Case de taille DVD, le tout glissé dans un fourreau carton vernis.

Désireux de proposer VF et VOST, Rimini Éditions a dû jongler avec deux versions du film, puisqu’en France, le film fut amputé de 6 minutes (images trop « violentes » surtout). Le DVD et le Blu-ray proposent donc la version intégrale (« longue ») en VOST uniquement, et la version courte en VF uniquement.

Faute de bonus vidéo, le curieux est ravi de dévorer le livret 24 pages rédigé par Marc Toullec qui livre ici un véritable making of rétrospectif en retraçant la folle aventure de ce film, les blessures humaines et les nombreux obstacles tout au long des presque 12 ans de gestation (puisque les premières lignes de scénario seront écrites en 1969) et d’un tournage qui durera finalement 5 ans (!). Ces pages regorgent d’anecdotes toutes plus folles les unes que les autres.

Ce livret est également l’occasion de se rendre compte que Jan de Bont (Twister, Speed), alors directeur photo dans son premier film à Hollywood, nourrissait déjà un drôle de goût pour le danger et l’adrénaline.

Roar

Bonus - 0,0 / 5

Il n’y a donc rien à se mettre sous la dent question bonus. Dommage car il existe bien, outre-Atlantique, un making of, un entretien avec l’équipe du film en 2015 et un commentaire audio de John Marshall.

Roar

Image - 4,5 / 5

Belle restauration de l’image qui ne souffre finalement que de certains choix ou défauts au moment du tournage (focale notamment). Grain respecté, définition magnifique, chaleur des couleurs, le master pourrait difficilement être supérieur et son encodage AVC est ici tout à fait respectueux de l’ensemble.

Roar

Son - 4,0 / 5

Comme précisé plus haut, le choix de la langue du film impose également un choix dans le montage puisque le doublage VF n’a eu lieu que sur un montage raccourci. Chaque version propose son mixage en 5.1 et 2.0. C’est bien évidemment la VOST qui offrira le plus de naturel si l’on peut dire, puisque le film a été largement redoublé et sonorisé en post-production, et ça s’entend, avec un résultat très inégal tout au long du film qui passe d’un son clair à un son étouffé et inversement.

La spatialisation 5.1 a été faite avec soin, mais n’était pas indispensable.

Bien que le Blu-ray permettait de corriger la différence de vitesse vidéo entre VF et VOST, on constate tout de même un écart très net avec un son accéléré pour la VF.

Roar

Crédits images : © Rimini Éditions

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT700
  • Sony PlayStation 3
  • Ampli Denon AVR 2807
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1)
  • Diagonale image 302 cm
Note du disque
Avis

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Stéphane Leblanc
Le 8 août 2018
Le résultat est déconcertant au possible et fait dire à la fin du générique qu’on aurait préféré un véritable documentaire de défense de ces animaux chassés pour leur peau, plutôt que cette fable un brin hystérique.

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