Ghostland (2018) : le test complet du Blu-ray

Incident in a Ghost Land

Blu-ray + Copie digitale

Réalisé par Pascal Laugier
Avec Crystal Reed, Emilia Jones et Mylène Farmer

Édité par TF1 Studio

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Critique

Ghostland

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

DOLL HOUSE

4ème long métrage de Pascal Laugier, surtout remarqué pour son Martyrs de 2008, Ghostland confirme que le réalisateur (et scénariste de tous ses films) semble vouloir en faire baver à des personnages féminins. Les trois présences féminines de ce film vont en effet traverser une expérience des plus traumatisantes, un cas devenu classique dans le cinéma de genre du moment : le « home-invasion » ou « home-jacking » où les détraqués du coin débarquent dans votre maison pour vous torturer…

Ghostland

S’en suit toute la violence nécessaire au propos, le sang, les cris, le trauma et… un twist de milieu de film qui aurait dû d’ailleurs être réservé pour un peu plus loin, tant il fait retomber la tension, evince la notion de fantôme du titre et fait basculer Ghostland dans le « survival » pas toujours très fin.

Car si l’on peut reconnaître au lauréat de trois prix au dernier Festival de Gérardmer (Public, Grand Prix et Prix du Jury Syfy) une esthétique inspirée par les films d’horreur des années 80/90 et un groupe d’actrices assez convaincantes, Ghostland tombe aussi dans la caricature et se prend les pieds dans son propre tapis narratif et s’enferme dans son esthétique au prix d’une logique souvent très floue quant aux réactions des protagonistes qui vont passer un temps colossal à pleurer et crier.

Difficile de comprendre l’engouement provoqué par le film, tant d’autres tentatives bien plus convaincantes circulent ces temps-ci (Get Out, The Jane Doe Identity, Rupture). La forme est certes travaillée et soignée jusque dans les détails, mais au détriment du fond qui laisse finalement sur sa faim.

Reste à apprécier la performance de Mylène Farmer, qui dirigée (à sa demande) par Pascal Laugier dans l’un de son clip City of Love, renoue ici avec le cinéma, 24 ans après le très mésestimé Giorgino, et ne fait finalement que servir un personnage secondaire du film à qui elle prête un jeu naturel qui ne tente pas d’attirer l’attention.

Ghostland

Généralités - 3,0 / 5

Chroniqué à partir d’un disque-test sans boîtier, Ghostland est proposé à la fois en Blu-ray simple avec boîtier standard et aussi dans une édition Fnac offrant un DVD contenant un reportage sur la musique du film.

Les menus sont simples d’accès et sur fond de boucle d’images et de sons angoissants.

Bonus - 5,0 / 5

Une belle sélection de suppléments qui commence fort avec un vrai making of de près de 75 minutes, qui prend son temps, se promène sur le tournage, capte des ambiances et des humeurs de travail variables. Les interventions de Pascal Laugier et d’autres membres de l’équipe du film sont en voix off, ce qui ajoute au côté intime et informel de l’ensemble. Laugier y est dithyrambique sur ses actrices, et notamment Mylène Farmer qu’il adore depuis qu’il est jeune, ou Emilia Jones qu’il considère comme une actrice née. Le documentaire est également le témoin des difficultés d’adapter les désidératas et la sensibilité d’un réalisateur français au système américain… jusqu’à l’énervement. Parfois sujet au doute, le réalisateur avoue également en cours de route, ne pas avoir de conscience du film terminé. Aucune mention n’est faite du grave accident qui a laissé l’actrice Taylor Hickson défigurée.

L’interview de Mylène Farmer au JT de 20h de TF1 est plus guindée, moins naturelle et on n’y apprend au final pas grand chose de neuf, si ce n’est que la chanteuse/comédienne considère Pascal Laugier comme « un putain de réalisateur.

Suit un bloc de 3 interviews, avec Crystal Reed, très formelle et promotionnelle ; Emila Jones, détendu et candide ; et enfin Pascal Laugier, passionné et enthousiaste.

Ghostland

Image - 5,0 / 5

La photographie, les décors, les costumes, tous très travaillés, profitent ici d’un master impeccable et à la définition portée par l’encodage AVC sans histoire. Toute l’ambiance sombre, poussiéreuse et glauque du film prend largement vie à l’écran.

Son - 4,5 / 5

Jeux quasiment égal niveau mixage entre VF et VOST qui sont toutes les deux proposées en DTS-HD Master Audio 5.1. Les basses descendent profondément sans envahir la scène sonore qui est truffée de détails. Comme souvent, on peut reprocher au doublage (Mylène se double elle-même) un manque de naturel et de réalisme.

Ghostland

Crédits images : © 5656 Films, Mars Films, Logical Pictures, Inferno Pictures, Highwire Pictures

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT700
  • Sony PlayStation 3
  • Ampli Denon AVR 2807
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1)
  • Diagonale image 302 cm
Note du disque
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Stéphane Leblanc
Le 8 août 2018
Difficile de comprendre l’engouement provoqué par le film, tant d’autres tentatives bien plus convaincantes circulent ces temps-ci. La forme est certes travaillée et soignée jusque dans les détails, mais au détriment du fond qui laisse finalement sur sa faim.

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