Le Grand chemin : le test complet du DVD

1987. Réalisé par Jean-Loup Hubert
Avec Anémone, Richard Bohringer et Antoine Hubert

Édité par Editions Montparnasse

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Le 15/02/2002
Critique

Bretagne, été 1959. Le petit Louis, 9 ans, est confié par sa maman à une amie (Anémone) qui vit à la campagne avec son mari (Richard Bohringer). Pour le jeune enfant originaire de Paris, c’est un univers nouveau qui se présente à lui… Pour le couple breton, la venue de Louis va inconsciemment réveiller tensions, passions et secrets…

Ce film sensible et bucolique de Jean-Loup Hubert marqua l’année 1987. Outre le succès populaire qu’il obtint, il permit à Anémone et à Richard Borhinger de remporter chacun un César. Depuis, avec des films comme « La reine blanche », « Après la guerre » ou encore « Marthe », le réalisateur a poursuivi son petit bonhomme de chemin… Il a tenté de retrouver ce ton d’émotion et de simplicité. C’est cependant dans le « Grand Chemin » qu’il fit ses plus beaux pas de cinéaste.

Généralités - 3,0 / 5

Une édition simple mais tout de même relativement soignée. Introduits par un splash screen, les menus sont pour la plupart sonorisés. S’ils sont un peu simplistes dans leur conception, ils offrent une navigation simple. Le film est présenté en 16/9 anamorphique. Il bénéficie d’un remixage sonore en DD 5.1 ainsi que d’une piste mono d’origine. Aucun sous-titrage pour sourds et malentendants. L’ensemble de l’oeuvre est découpé en douze chapitres. Enfin, quelques petits suppléments complèteront cette édition.

Bonus - 2,5 / 5

Aucun commentaire audio du réalisateur mais un entretien de 24 minutes avec celui-ci. Jean-loup Hubert retrace brièvement son parcours avant « Le grand chemin » et évoque l’écriture du scénario du film… scénario qui aurait pu devenir un livre si le film n’avait pas marché. Il explique également sa manière de travailler sur un plateau de cinéma. Quant à lui, Antoine Hubert, fils du réalisateur et jeune héros du film, se souvient, quinze plus tard, de ce que fut le tournage. L’ensemble de ce document est émaillé d’extraits du film.

On continue ensuite avec une interview de six minutes de Richard Borhinger. Cet acteur prouve encore qu’il est un homme sans concession dans la profession. En ce qui concerne « Le grand chemin » il reste très évasif dans ses souvenirs. Il en demeure pour autant élogieux quant au résultat. On sent l’acteur légèrement désabusé face à ce qu’il appelle « l’intelligentsia » des journalistes et autres critiques de cinéma qui, selon lui, snobent d’office ce genre de film.

Pour terminer, vous pourrez visionner trois bandes- annonces dont celle du « Grand chemin ».

Il est à noter qu’aucune filmographie ou archive de tournage n’est proposée.

Image - 3,5 / 5

S’appuyant sur un master propre, l’image ne souffre d’aucun défaut réellement nuisible au confort visuel du spectateur. On appréciera un bonne définition globale, des contours relativement fins. On remarquera toutefois quelques fourmillements à l’arrière plan mais aussi une légère saturation des verts et des rouges. Les contrastes demeurent de bonne tenue.

Son - 4,0 / 5

Le mono d’origine offre des dialogues dont le niveau sonore est un peu faible et légèrement aigu.

Le remixage en DD 5.1 est une belle réussite même s’il conserve l’aspect aigu de la piste mono. Tant au niveau des dialogues - beaucoup plus dynamiques et clairs - qu’au niveau de la spatialisation du son - là c’est logique !, l’apport du DD 5.1 est vraiment remarquable. On appréciera un bonne localisation des effets sonores notamment en ce qui concerne les bruits de la nature.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic TX PK20F 16/9 82 cm 100 Hz
  • Sony STR-DE 545
  • Enceintes Sony : frontales (SS MF415), Surround et centrale (SS CR290), caisson de graves Sony SAW M

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