Hedwig and the Angry Inch : le test complet du DVD

Édition Prestige

2001. Réalisé par John Cameron Mitchell
Avec John Cameron Mitchell, Michael Pitt et Miriam Shor

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 05/08/2002
Critique

A l’origine, en 1994, un Opéra-Rock gay Off Broadway… L’histoire d’un transsexuel berlinois, Hedwig, qui écume les restaurants et centres commerciaux des Etats-Unis en compagnie de son groupe de Rock, « The Angry Inch ». Il raconte son histoire, celle d’un jeune homme qui s’est fait opérer pour suivre un GI noir américain, son « Sugar Daddy ». Mais ce que cherche avant tout Hedwig, c’est son autre moitié : un jeune garçon qu’elle a aimé et qui est devenu star aux USA en lui pillant ses propres créations…

Trop musical pour les puristes du Théâtre, trop Rock pour la communauté Gay, l’oeuvre trouve néanmoins son public et acquiert un statut culte. Très rapidement, le spectacle jouit d’un formidable bouche-à-oreille. Le succès va croissant. « Hedwig and The Angry Inch » est joué aux quatre coins de la planète. Magnifiées par le charisme hors du commun de John Cameron Mitchell, les chansons originales de Stephen Trask, entre David Bowie et Lou Reed, secouent l’auditoire. Devant un tel engouement, Les Studios New Line s’intéressent alors à ce phénomène et donnent carte-blanche à John Cameron Mitchell, le créateur et l’interprète d’Hedwig, afin qu’il transpose son phénomène sur grand écran.

C’est en 2001 qu’est présenté le film au Festival du Film Indépendant de Sundance. L’accueil est plus que favorable. Le public et le Jury saluent unanimement le travail colossal de John Cameron Mitchell. Un véritable coup de cœur général. D’autres Prix prestigieux et mérités s’enchaînent, notamment au Festival du Film Américain de Deauville.

« Hedwig and The Angry Inch », c’est à la fois la rage de vivre et d’aimer. C’est un Ovni que l’on croit saisir à chaque instant et qui vous cloue sur place dans la seconde qui suit. Tout cela on le doit essentiellement à deux hommes : John Cameron Mitchell, acteur / réalisateur hallucinant de talent et Stephen Task, auteur-compositeur très inspiré.

Assurément un des grands chocs cinématographiques et musicaux de l’année 2001 !

Généralités - 5,0 / 5

Metropolitan / Seven 7 confirment leur savoir-faire lorsqu’il s’agit d’élaborer de grandes éditions où tout est pensé dans les moindres détails. La preuve en est une nouvelle fois donnée avec ce fil méritoirement estampillé Edition Prestige qui, dès la jaquette très Glam Rock, séduit l’oeil.

Un authoring superbe et original -on vous laisse le découvrir- avec des menus 16/9 animés, sonorisés, transitionnés.

Un choix de piste sonore de très haut niveau, des sous-titres français et anglais non imposés et zappables à la volée, un transfert vidéo en 16/9 anamorphique et, pour couronner le tout, des suppléments exaltants !

Un modèle du genre !

Bonus - 5,0 / 5

Le documentaire, très justement intitulé « L’histoire d’Hedwig » (VOST), a beau durer 85 minutes, on ne décroche pas une seconde son attention de l’écran. Rares sont les éditions qui offrent une immersion totale aussi fluide et passionnante. Cela débute par un montage de Junkets où John Cameron Mitchell se moque des journalistes et de leurs questions récurrentes concernant son homosexualité, son image au sein d’Hollywood…
Il enchaîne en nous parlant de la création de son projet, c’est-à-dire de l’Opéra Rock qu’il tenta de monter Off et On Broadway. Sous nos yeux défilent sept ans d’espoirs, de doutes. Agrémenté d’images d’archives, bourré d’anecdotes précieuses, ce petit film fait intervenir bien sûr J.C. Mitchell mais aussi l’auteur compositeur Stephen Task et, choses plus inattendues, les parents du réalisateur… N’en disons pas plus, vous aurez quelques jolies révélations…

Ce n’est pas tout. Histoire de se focaliser plus particulièrement sur le tournage en lui-même, nous avons droit à un brillantissime commentaire audio du réalisateur et du directeur de la photographie (VOST). Deux scènes coupées (VOST) - en réalité des versions non montées ou plus longues - sont proposées avec ou sans commentaire audio de J.C. Mitchell.

Autre interactivité enthousiasmante : la possibilité de sélectionner uniquement les chansons d’Hedwig. On choisit leur exploitation sonore ainsi que les sous-titrages.

On terminera cette belle visite par, tout d’abord, des filmographies des acteurs principaux et du réalisateur et, ensuite, par deux bandes-annonces (« Hedwig and The Angry Inch », Everybody Famous et Scratch).

Image - 5,0 / 5

Un master très propre qui ne dénature par le grand travail effectué par le directeur de la photographie.

Les images, tantôt délavées, tantôt chatoyantes ne souffrent d’aucun souci de compression. Tout est parfaitement équilibré. Netteté, finesse et stabilité sont au rendez-vous pour notre plus grand plaisir.

Son - 5,0 / 5

Le film se doit d’être vu en VO. Il y a toujours une sensation de décalage de niveau sonore entre la voix française de doublage et les parties chantées en version originale.

Si les mixages DD 5.1 s’avèrent très satisfaisants, notamment dans leur clarté et leur amplitude musicale, l’éditeur a eu cependant l’heureuse idée d’offrir un mixage alternatif en DTS pour la piste anglaise. Cette dernière s’avère encore plus puissante et claire que ses homologues en DD 5.1.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic TX PK20F 16/9 82 cm 100 Hz
  • Sony STR-DE 545
  • Enceintes Sony : frontales (SS MF415), Surround et centrale (SS CR290), caisson de graves Sony SAW M
Note du disque
Avis
Multimédia
Hedwig and the Angry Inch
Bande-annonce VOST

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